ANTILLES
Mercredi
8 - Jeudi 24 janvier 2002

Résumé
de la page:
1. La Mer
des Caraïbes à bord du voilier d'Eric Dumont
2. Passion partagée pour les hommes et le tour du monde
3. Paul Hervé Elisabeth, le créateur de la robe de la Paix
des Antilles, et grande couverture médiatique de Mode sans Frontières
en Martinique
4. Hospitalité Martiniquaise
1. La Mer
des Caraïbes à
; bord du bateau d'Eric Dumont
Huit mille
kilomètres nous séparent de la métropole, nous sommes
en plein mois de janvier, au cur de l'hiver, et pour la première
fois depuis notre Tour du Monde à nouveau sur le sol français
mais pourtant tant de différences de climat, de paysages, de mode
de vie nous séparent de l'hexagone
En lisant cette newsletter
des Antilles, nous souhaitons vous faire partager l'émotion de
notre voyage, et vous faire découvrir toutes les plus belles îles
des Caraïbes. Préparez-vous à embarquer dans quelques
minutes à bord du voilier d'Eric Dumont, navigateur du Vendée
Globe, la Route du Rhum, Transat Jacques Vabre. Cet homme, qui connaît
bien les défis de Tour du
Monde, touché par notre initiative
et notre détermination, souhaite nous aider dans notre projet.
C'est ainsi qu'est née l'idée que son bateau formerait pendant
notre périple le lien entre l'Amérique du Nord et l'Amérique
du Sud. Aujourd'hui, Eric nous attend à l'aéroport de Pointe-à-Pitre,
une dizaine de minutes nous suffisent pour rejoindre le port, et nous
voici déjà en pleine mer, en route pour notre première
escale guadeloupéenne aux Gosiers ! Emmanuel, caméraman
et ami d'Eric nous accompagne dans cette excursion maritime.
Première
soirée et nuit en mer, et déjà tant d'images inoubliables
devant le spectacle coloré de la Nature, la profondeur turquoise
des flots, le
s teintes chaudes du soleil couchant, le foisonnement lumineux
des étoiles. Sous les prémices de l'aurore, nous quittons
notre mouillage, cap vers l'île des Saintes. Après cinq heures
de navigation, nous atteignons l'archipel des Saintes. Le long des maisons
pastels, sous les regards d'une population bigarrée règne
une certaine quiétude et sérénité. Nous en
profitons pour faire une grande ballade et nous baigner. Sur une des plages
sauvages, Emmanuel nous apprend à casser les noix de coco. Les
manger est moins difficile
 
Nous quittons
le soir l'île des Saintes pour la Dominique, île anglaise
peu touristique aux 365 rivières. A peine arrivés dans la
baie, des dominicains, à bord de leur barques à moteur colorées,
se précipitent vers notre bateau. Eric et Emmanuel, qui viennent
depuis 20 ans sur cette île, choisiront Friday comme guide. L'histoire
de cet homme est particulière. Ce surnom lui fut donné suite
à une noyade, où il fut sauvé par des marins un vendredi.
Avec lui, nous découvrons la faune et la flore dans toute sa splendeur,
rivière indienne, cascades, forêt tropicale
mais aussi
ses ryt
hmes musicaux mêlant airs afro-cubains et reggae. L'exubérance
de la végétation nous impressionne, palmiers, flamboyants,
bananiers, cocotiers, bambous, arbres à pain, palétuviers
Lors d'une baignade dans les cascades, nous manquons de nous noyer. L'une
après l'autre nous sommes aspirées dans un tourbillon au
cur de la cascade. Mais plus de peur que de mal ! Nous dégustons
les spécialités culinaires, notamment le rôti, sorte
de galette.
  
A tous nous
vous recommandons l'île de la Dominique. D'ailleurs nous choisissons
la Dominique pour un tournage avec les Robes de la Paix. Avec les enfants
de l'île, puis à bord du voilier d'Eric, nous tournons un
film des deux robes.
A la tombée de la nuit, nous quittons ce paradis tropical. Notre
première navigation de nuit restera un souvenir inoubliable. Nous
nous relayons à la barre. Au petit matin, nous atteignons la Guadeloupe,
où nous nous offrons une pause à terre d'une nuit. Nous
devons faire face aux contraintes des grèves d'électricité.
Les grèves y sont
très fréquentes, l'île est
d'ailleurs souvent surnommée la " Grèveloupe ".
Ces gênes sont rapidement oubliés lorsque nous découvrons
les sources d'eau chaude en pleine cascade, merveille de la nature inconnue
des touristes.

Le lendemain,
nous larguons les voiles vers de nouvelles contrées, l'île
de Marie Galante. Nous amarrons à la tombée de la nuit.
L'île est étonnamment déserte, exceptée ses
résidants dans la rue principale. En revanche, la journée,
l'&i
circ;le semble revivre, contraste accentué par les visiteurs
que la navette dépose et remmène chaque jour.. Nous en visitons
ses richesses essentielles avec Désir, chaleureux guide de l'île,
son moulin, son marché local, la distillerie de Biel, qui fabrique
du sucre de canne et du rhum. Sable blanc, sable fin, quel plaisir de
longer la plage, au rythme délicat des vagues, et de la célèbre
chanson de Laurent Voulzy... " Belle île en mer, Marie-Galante,
Saint-Vincent
".
2. Avec Eric
Dumont, passion partagée pour les hommes et le tour du monde
Une semaine
sur le bateau avec Eric Dumont nous permet de tisser des liens forts d'amitié.
Ses aventures en mer et s
es nombreuses courses, comme le Vendée
Globe, la Transat Jacques Vabre, la Route du Rhum, nous passionnent. Il
prépare actuellement la prochaine Route du Rhum 2002 et le Vendée
Globe 2004. Nous apprécions Eric pour sa passion d'entreprendre
et sa générosité. Voici un extrait de son interview:
" En tant que navigateur, c'est toujours un véritable défi
de faire le tour du monde. Le Vendée Globe 1996 a représenté
deux années de travail pour réunir cinq millions de francs.
Ce périple aura duré 116 jours et m'aura donné la
place de quatrième. Il existe plusieurs manières de faire
le tour du monde. Dans le projet de Karen et d'Hélène, j'ai
été séduit par le fait que ce ne soit pas un projet
facile, notamment la recherche des
sponsors que je pratique depuis tant
d'années et qui peut pousser à prendre des risques financiers.
Plus les difficultés sont grandes, plus on est proche du but. Malgré
leur jeune âge, Karen et Hélène surpassent ces problèmes,
ne baissent pas les bras et vont jusqu'au bout. Pour monter ce projet,
il faut mesurer tout le travail. Ce qui me plaît aussi dans ce projet,
c'est la cause humanitaire. Les couleurs des robes de la paix, bleue et
blanche, se marient bien avec celles de la mer. J'ai été
surpris par la motivation et l'enthousiasme d'Hélène et
Karen à apprendre ma passion, la navigation. Elles n'hésitent
pas à tirer sur les cordages, à prendre la barre du bateau
ou tout simplement reconnaître les étoiles. D'ailleurs la
constellation d'Orion avec ses rois mage
s n'a plus de secret pour elles.
C'est donc la preuve qu'elles sont ouvertes aux passions des autres. Dans
leur tour du monde, j'ai le plaisir d'être le fil conducteur entre
les deux Amériques qui représentent tout l'imaginaire de
l'histoire maritime, de la recherche et des grandes découvertes.
Je suis heureux de partager avec elles cette passion pour la mer et le
voyage qui me nourrit depuis tant d'années, toute la symbolique
d'un tour du monde
"
 
3. Paul Hervé
Elisabeth, le créateur de la robe de la Paix des Antilles, et grande
couverture médiatique de Mode sans Frontières en Martinique
Paul Hervé
Elisabeth vit à Sainte Anne en Martinique. Couturier reconnu à
l'international, il nous montre des photos de ses nombreux défilés
à Paris, ou en Afrique. La robe de la Paix, qu'il nous a offert,
symbolise l'exotisme, le tropical des Antilles et, de par sa couleur blanche
et son tissage, des valeurs de paix.
Le rédacteur
en chef de la télévision RFO Martinique souhait
e que nous
soyons les invitées sur le plateau du journal télévisé
de 19 heures 30. RFO réalise donc un reportage en utilisant les
images que nous avons nous-mêmes filmés lors de nos étapes
précédentes. L'autre chaîne télévisée
en Martinique, ATV, réalise un reportage sur notre rencontre avec
le couturier Paul Hervé Elisabeth, diffusé au journal télévisé
de 19 heures 30. Suite à ces reportages regardés à
une heure de grande écoute, nous recevons de nombreux appels et
messages d'encouragements. Aussi, la rédaction de France Antilles
publie un article sur notre projet dans le quotidien France Antilles à
la page Martinique Actualités, puis un article de deux pages nous
est consacré dans le magazine hebdom
adaire de France Antilles.
Coïncidence : le rédacteur en chef connaît bien l'ESSCA
et la Catho d'Angers, puisqu'il est angevin. Philippe, journaliste de
France Antilles, après une rencontre fortuite à l'aéroport,
nous aidera également dans nos démarches. Radio Caraïbes
International (RCI) réalise un interview de 30 minutes sur notre
projet.
4. L'hospitalité
martiniquaise
En Martinique,
nous sommes accueillies chaleureusement par la famille de Syndra, mannequin
de l'équipe Mode sans Frontières. Cette famille martiniquaise
vit à Schoelcher près de Fort de France. Son père
est architecte, sa mère professeur d'informatique, son fr&e
grave;re
Benjamin, écolier.
 
Tous deux
ont de véritables talents culinaires, nous dégustons de
nombreuses spécialités, des plats à base d'accras,
boudin créole, crabe farci, banane légume, manioc, coco
Les trois
derniers jours, nous sommes accueillies dans le sud de la Martinique par
Gérard, propriétaire d'un hôtel, et ses trois enfants
à Sainte Anne, Pierre-Edouard, Caroline, et L
ouis-Guillaume. Tous
les quatre sont d'une grande gentillesse.

Jacques,
un ami et un pilier au sein de notre association, nous rejoint en Martinique,
avec l'un de ses amis Alain. Ensemble, nous visitons l'Habitation Clément,
maison coloniale, sa distillerie, et les terres qui l'entourent. Jacques
nous explique tout le processus de fabrication du rhum, le broyage, la
fermentation, et les différents résultats, sucre, jus de
canne, rhum, sucre
.
 
Nous partons
également une journée en mer découvrir la côte
de Sainte Lucie. Malgré la pluie, et le sentiment de ne pas avoir
pu découvrir suffisamment l'intérieur de l'île, cette
journée restera gravée de souvenirs. Le sud de la Martinique
est fréquenté pour ses plages, nous nous souviendrons des
grosses vagues de la plage des Salines. Quant au nord, il est sauvage
et tropical.
Dans le nord,
nous irons à Saint Pierre, 101ème commune française
et la première à s'enorgueilli
r du titre de " Ville
d'Art et d'Histoire ". Cent ans après l'éruption du
volcan de la Montagne Pelée en Martinique, le samedi 19 janvier,
l'île célèbre le triomphe de la vie. Pour l'ouverture
des festivités, nous avons l'honneur d'être conviées
à la réception officielle à la mairie de Saint Pierre.
Le maire de Saint Pierre, Mr Almont maire de Schoelcher, le Président
de l'Office de Tourisme de Fort de France, Mr Sacuto, Miss Martinique,
et d'autres personnes nous réservent un accueil des plus hospitaliers.

Nous avons
plusieurs réunions avec le maire de Schoelcher et ses collaborateurs,
où nous discutons de notre projet et travaillons sur l'organisation
de notre spectacle Mode sans Frontières en Martinique. Appréciant
notre énergie, Mr Almont, nous consacre beaucoup de son temps.
Cet échange est riche, le spectacle se prépare pour février
2003
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