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CHINE
Résumé de la page : 1. Rencontre
avec Ao Jiang, créatrice de mode à Shanghai
Graduée de l'Université de Textile de Chine, Ao Jiang, jeune designer de 30 ans, née à Shangaï, a aujourd'hui créé sa propre marque, Tailor Ring Clothing Company. En plus d'être couturière, elle est également directrice d'une entreprise de textile. Les trois dernières années, sa société de textile a créé des vêtements pour des clients individuels aux Etats Unis, en Europe et en Australie. L'année 1990 a été un déclic, une année pivot pour la Chine : en effet, on est passé de l'uniforme à l'individuel. Elle nous explique toute son histoire, ses débuts difficiles, son ascension, ses ambitions, ses rêves, et plus généralement l'évolution de la Chine, tout particulièrement à Shanghai. Elle voyage souvent en Allemagne et y présente quelques collections. Elle a d'ailleurs ouvert un magasin de vêtements chinois dans l'Allemagne de l'Ouest. Admirative devant la Haute Couture parisienne, son rêve serait de présenter sa collection à Paris. Elle se dit honorée de participer à un projet né en France et réunissant des couturiers de différents pays du monde. 2. Shanghai ou la Chine moderne Pour nous rendre à Shanghai, nous prenons l'avion à partir de Guangzhou. Dans cet aéroport, nous rencontrons Dick et Henk, deux hommes d'affaires hollandais qui prennent aussi l'avion pour Shanghai. Ils ont près de 60 ans et font régulièrement des voyages entre la Chine et la Hollande où est installée leur famille. Tous deux travaillent dans la construction navale. Henk travaille depuis 5 ans en Chine. De plus, ils font partie du Rotary Club en Hollande. Nous échangeons le fanion de leur Club Rotary avec celui de Fontenay le Comte. Ils nous invitent à venir en Hollande, d'autant plus qu'un ami de Dick est un grand couturier hollandais, Mart Visser.
George nous avait déjà hébergées dans son appartement à Hong Kong. Jeune financier d'une trentaine d'années, il fait de nombreux déplacements en Asie, mais son cur demeure bel et bien dans sa ville natale, Shangaï. Caroline est étudiante en commerce à l'université de Shanghai pendant un an. Elle va quitter Shanghai en août pour rejoindre sa famille chinoise qui habite à Toronto.
Son quartier financier est en pleine expansion. Ce n'est pas pour autant que les chinois en oublient leur moyen de transport favori, le vélo. Nous apercevons même certains hommes d'affaires se déplaçant à vélo.
Les chinois parlent très souvent plusieurs langues, la Chine connaît en effet huit dialectes différents, dont le plus répandu est le cantonais, mais ils apprennent rarement l'anglais, excepté dans les grandes villes de développement économique. Même à la gare, nous avons eu du mal pour trouver quelqu'un qui puisse nous indiquer la bonne direction. D'ailleurs, nous avons bien failli rester coincées à Hangzhou, ville à deux heures de Shanghai en train. Nous voulions rentrer en bus mais il était décidément impossible de se faire comprendre Tous les panneaux d'affichage étaient écrits en chinois ! L'expression française " c'est vraiment du chinois ! " s'appliquait ici dans toute sa splendeur ! Nous avons pourtant essayé de mimer, de dessiner. Personne ne nous indiquait la même direction, le même bus. Seulement quelques minutes avant le départ du dernier train pour Shanghai, un jeune chinois bredouillant quelques mots d'anglais nous renseigne correctement ! Comme nous disaient Dick et Henk, ils font du business à Shanghai depuis cinq ans et ils sont obligés d'être accompagnés d'un traducteur dans de nombreuses circonstances. Quand nous avons pris l'avion avec eux pour venir à Shanghai, le traducteur les suivait. 3. Hangzhou Lors de notre journée à Hangzhou, nous en profitons pour une promenade sur l'un de ses plus célèbres lacs, parmi les 36 lacs de Chine, le West Lake. Sur ce lac immense, nous visitons trois îles avec des jardins très propres et des temples bouddhistes. La Chine des campagnes est à l'opposé de Shanghai. Les chinois n'ont pas la même couleur de peau dans les campagnes. Nous discutons avec quelques personnes qui nous disent manger du chien. Nous regrettons de ne pas rester plus longtemps dans ce pays étonnant et si vaste mais si nous voulons rattraper notre retard et être à temps pour la finale de la coupe du monde au Japon, à Yokoama, il est temps de plier bagages. La transition avec Tokyo, une des villes les plus chères du monde, est brutale ! En effet, le coût de la vie en Chine est assez faible. Pour exemple, Internet nous coûtait seulement 4 francs par heure à Shanghai, le train Shanghai - Hangzhou, 30 francs alors que le prix d'une pomme à Tokyo s'élève à 50 francs !
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