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HONG
KONG
Vendredi 14 juin 2002 - Samedi 22 juin 2002 Résumé de la page : 1.
Hong Kong, Lantau Island et Kowloon, trois îles aux multiples facettes 1.
Hong Kong, Lantau Island et Kowloon, trois îles aux multiples facettes Nous sommes hébergées dans l'appartement d'un de leurs amis, George, également financier, mais toujours en déplacement, tout particulièrement entre Hong Kong et Shanghai. De son appartement, nous avons une vue sur les gratte-ciels de la ville. A ce titre, nous le reverrons quelques jours plus tard, lorsqu'il nous hébergera dans son appartement de Shanghai. Voon et Simon nous ont permis de connaître de multiples facettes de cette île, l'île de la fête, l'île du travail, l'île de la diversité Il faut bien distinguer trois îles sur Hong Kong Island, Lantau Island et Kowloon. Voon et Simon veulent vraiment nous faire découvrir le meilleur de Hong Kong. Depuis le mont de Victoria Peak nous pouvons admirer une vue panoramique très impressionnante de tout Hong Kong. Dans cette parade nocturne de lumières et de gratte-ciel, l'un d'eux se distingue particulièrement par sa vision kaléidoscopique de couleurs qui vire successivement du bleu au rouge, jaune, vert De nuit, comme de jour, Hong Kong semble une ville en mouvement perpétuel. Dans les rues commerçantes et les quartiers d'affaires la foule grouille... Il faut savoir que Hong Kong compte plus de 14 000 habitants au mètre carré, alors que les Etats-Unis en compte 75 ! Les femmes profitent de la période des soldes, jusqu'à 90% de remises ! Nous rencontrons même des Français venus spécialement à Hong Kong uniquement pour faire les soldes. Ils sont venus la valise vide, et repartirons la valise pleine.
Sa hauteur et son volume sont des plus impressionnants ! Une immense statue qui domine le ciel, précédée d'un escalier de pierre interminable 268 marches ! Notons la suite de parapluies montant les marches alors qu'il fait plein soleil Il s'agit des femmes asiatiques qui cherchent à se protéger un maximum du soleil. A la différence des européennes toujours à la recherche du teint halé, il est surprenant de voir comment ces femmes font tout pour l'éviter ! Autour du Big Bouddha, ses visiteurs lancent des pièces dans les mains des statues environnantes. Paraît-il que cela porte bonheur ! Nous nous rendons ensuite au temple bouddhiste, et terminons notre visite par un repas bouddhiste, c'est-à-dire entièrement végétarien. Notons qu'à table, qu'il s'agisse de ce repas ou d'une manière générale de tous les repas asiatiques, ce n'est pas l'eau (ou le vin) qui accompagne les plats, mais le thé. Au restaurant, le personnel de service se charge de nous servir à volonté tout au long du repas. Il est parfois dur de manier avec précision les baguettes ! Et puis une fois que le coup de main est pris, cela devient un réel plaisir, mais surtout donne au repas une réelle sensation d'exotisme et de voyages 2. Un esprit travailleur sans oublier la fête ! Hong Kong est également l'île du travail, le travail sans compter. Voon et Simon, tous deux financiers, nous expliquent qu'ils n'ont en effet que 17 jours de congés par an, et travaillent plus de 60 heures par semaine. Le dimanche n'est pas particulièrement un jour de congé. La mentalité est très différente de nos mentalités françaises. L'esprit d'entreprise et de compétition se perçoit très nettement chez eux. On sent vraiment une nette différence entre le travailleur asiatique et le travailleur français. Pendant que le premier privilégie sa vie professionnelle et travaille sans compter, le second privilégiera ses loisirs, et sa vie personnelle, comptera précisément ses heures et ses avantages sociaux.. Au travers des différents pays que nous avons visités, nous prenons conscience que le travailleur français est l'un des mieux lotis. Après le dîner, il arrive que Simon doit retourner à son bureau pour travailler une ou deux heures, de 23 heures à 1 heure du matin, ou très souvent le week-end. Cela leur semble normal. Cet esprit d'entreprise, ce dialogue entre patron - employé, se ressent également au travers des initiatives organisés par l'employeur comme cette fameuse course de dragon boat, organisée dans les plages du sud de Hong Kong. Chaque bateau est sponsorisé par une grand compagnie de Hong Kong. Son équipe de navigateurs n'est composée que de membres du personnel. Cette journée est très importante pour tous ses habitants. Elle est d'ailleurs établie comme jour férié. Les salaires sont certes relativement élevés à Hong Kong, mais le coût de la vie y est aussi plus élevé. Le coût de location des appartements notamment, prend des proportions démesurées. Certes le travailleur de Hong Kong a le sens du travail, mais il n'en perd par pour autant le sens de la fête, du moins Voon et Simon sont loin de l'avoir oublié. Avec eux, nous découvrons différentes places très vivantes de la ville. Nous notons notamment que les Asiatiques apprécient particulièrement les sorties karaoké ! ou le football les soirs de grand matchs ! Lors de notre passage à Hong Kong, nous sommes en effet en pleine Coupe du Monde. Nous avons donc l'occasion de suivre différents matchs et sommes surprises de leur incroyable ferveur. Lors de certains matchs, même en pleine journée, les bars avec écran géant sont combles. Les hommes d'affaires se permettent de s'éclipser de leurs bureaux et viennent regarder le match dans les bars les plus proches. Pendant ces matchs, Karen nous surprend et fait preuve de vrais petits dons de voyance. Notamment la veille du match Brésil-Angleterre, Simon fait deux paris 1-0 en faveur de l'Angleterre, l'autre en faveur du Brésil. Karen lui conseille de modifier ses paris Elle prédirait davantage 2-1. Simon lui fait confiance, et cela marche ! Simon gagne l'équivalent de 1000 francs grâce à ses simples prédictions. Et cet exemple est loin d'être le premier. Et bien Karen, intuition ou voyance ? 3. Rencontre du couturier Benny Yeung, et visite de son atelier En Asie, la chaîne des couturiers s'agrandit. Grâce à l'aide et le soutien du Consulat de France, nous rentrons en contact avec l'organisme qui regroupe les trente meilleurs créateurs de Hong Kong. Ces derniers nous mettent alors en relation avec Benny Yeung, un des plus grands couturiers de Hong Kong. De plus, cet homme est particulièrement touché par les initiatives en faveur de causes caritatives. Nous réalisons ensemble une longue interview, où il nous explique toute son histoire et son souhait de participer à notre aventure Mode Sans Frontières. Il nous invite ensuite à visiter son atelier où nous rencontrons une dizaine de couturières qui créent ses modèles. Avec minutie, l'une coud, l'autre repasse, chaque création demande précision et finesse. En 30 ans de travail, Benny Yeung a déjà dessiné des milliers de robes, parcouru le Monde grâce à ses créations. Ses collections fascinent, ses collections séduisent Classe, originalité, élégance se dégagent de son art. Nous parcourons son impressionnante revue de presse. Deux immenses albums où ses robes sont présentées lors de défilés, d'émissions télé, revêtues par ses propres mannequins ou par des stars. Benny
Yeung, un homme de cur, a également participé ou organisé
lui-même des défilés de mode pour soutenir de nombreuses
actions. Nous tournons les pages de son album, il nous explique qu'il
s'agissait ici d'une soirée pour aider des orphelins ou ici une
action pour financer des chiens guides d'aveugles
Mettre son art
au service de ce type d'initiatives est pour lui essentiel. Néanmoins,
soutenir des personnes défavorisées grâce à
l'apprentissage de la couture sera pour lui une première. Il nous
fait déjà part de sa conception de la robe de la Paix pour
Mode Sans Frontières, mêlant le style chinois et la culture
orientale. |
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