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INDONESIE (BALI)Vendredi 26 avril - Mardi 7 mai 2002Résumé de la page : 1. Kuta,
et ses plages. Tournage des robes de la Paix 1. Kuta, et ses plages. Tournage des robes de la Paix Première
nuit en Indonésie
nous nous rendons avec un australien et
une suédoise dans un hôtel de Kuta. Comme on nous avait prévenu,
les hôtels sont superbes, et à des prix dérisoires.
Le lendemain, nous passons notre journée à essayer de faire
réparer notre caméra, en vain
Nous allons de magasin
en magasin. Réparation, location, achat
rien n'est possible.
Notre zoom n'est disponible nulle part, il faut le faire parvenir de Singapour.
La réparation nécessite un mois. Le soir venant, nous devons
nous résigner à nous contenter de notre appareil photos
jusqu'à Singapour. Nous vous remercions donc de votre compréhension,
ce carnet de bord est exempt de photos, mais nous relevons le défi
que l'écriture vous fera vivre et imaginer dans vos esprits notre
séjour
Sur la plage
de Kuta, les femmes indonésiennes bondissent et trépignent
sur les touristes " Do you want massage ? very good massage, cheap,
cheap, good price for you ! ". Nous faisons ainsi la connaissance
de Wendy, 27 ans. Nous lui expliquons notre projet. Nous sommes très
touchées, cette femme est pourtant pauvre, mais elle souhaite nous
aider avec ses faible s moyens, et accepte très gentiment de nous
héberger. Son mari, chauffeur de taxi, vient nous chercher à
l'hôtel. Nous faisons connaissance de sa famille. Afin de diminuer
les coûts, ce jeune couple et leurs deux petits garçons,
Iputu et Sujana, 3 ans et 5 ans, partagent leurs trois pièces avec
un autre couple, celui de la sur du mari de Wendy. Nous arrivons
tard dans la soirée, mais nos premières désirs de
sommeil sont rapidement oubliés et laissent place à des
heures de discussions avec ces deux familles. Ils nous expliquent pourquoi
leur vie est si dure en Indonésie. Les indonésiens doivent
notamment faire face à beaucoup de corruption politique. Depuis
le changement de Président, la situation politique et économique
a plutôt tendance à s'améliorer. Mais cet espoir de
progrès demande du temps, beaucoup de temps. Ils sont gênés
de nous faire dormir à même le sol sur un léger matelas
et dans une pièce affectée par une chaleur humide et écrasante.
Cela nous convient très bien, et nous préférons largement
être reçues dans des familles avec toute la chaleur et la
gentillesse qu'elles nous apportent, plutôt qu'à l'hôtel.
Comme nous le verrons souvent par la suite, les toilettes thaïlandais
n'ont pas de chasse d'eau. Une gamelle d'eau et son bassin font office
de chasse. A notre réveil, nous mangeons le petit déjeuner
à l'indonésienne, assises en arc de cercle sur le sol. Ils
nous ont préparé du café indonésien, du riz
avec des petits morceaux de poulet. Les indonésiens mangent à
tous les repas du riz, même le matin ! Les enfants des maisons environnantes
se sont rejoints et jouent ensemble devant le domicile d'Inengah et Wendy.
On leur fait voir nos photos de tour du monde sur nos ordinateurs. Ils
sont impressionnés qu'autant de photos puissent s'afficher sur
des ordinateurs qui prennent si peu de place ! Après notre séjour à Ubud et notre visite de l'ensemble de l'île, nous revenons à Kuta les derniers jours. La plage de Kuta est très touristique, particulièrement appréciée des surfers des quatre coins du Monde pour la taille et la force de ses vagues. Nous rencontrons Niclas, voyageur suédois, qui fait le tour du monde pendant deux années. Avec lui, nous portons les robes de la Paix sur la plage de Kuta. Porter les robes de la Paix sur une plage en pleine journée au milieu des surfers et des masseuses indonésiennes fera partie des endroits les plus insolites où nous avons porté nos robes. 2. Ubud, une ville culturelle et notre famille d'accueil Ana Sari La famille Ana Sari qui nous reçoit à Ubud, Nyoman, Made et leurs deux enfants Doni et Made, font tout pour nous faire découvrir au mieux la culture hindou. Bali est d'ailleurs la seule île hindou en Indonésie, toutes les autres sont de culte musulman. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Bali juste pendant la période du Kuningam Day, célébration annuelle très attendue par tous ses habitants, pour honorer les dieux et les ancêtres. Ce jour est d'ailleurs férié dans toute l'île. Cette fête se prépare très longtemps à l'avance. Dans les rues, les femmes s'affairent à confectionner des paniers en feuille de banane, des offrandes aux dieux à base de riz, agrémenté de noix de coco, fruits, fleurs La veille du Kunigam Day, Made nous prépare un excellent dîner avec du riz, du poulet, de la coco râpée et des légumes très épicés.. Ce matin, c'est le grand jour Made nous prête un " sarong " , une ceinture appelée " sash ", un corset, et un petit gilet en dentelle. A présent vêtues de la tenue traditionnelle complète, nous pouvons pénétrer dans le temple, et les accompagner pendant la grande cérémonie. Nous étions bien sûr les deux seules européennes parmi cette assemblée ! Les femmes sont assises sur leurs genoux et les hommes en tailleur. Toutes les femmes portent des offrandes, des corbeilles de fruits sur la tête. Elles positionnent un petit rond sur la tête, elles ajoutent ensuite tout ce qu'elles doivent y porter. Les femmes sont maquillées, toutes plus belles les unes que les autres. La cérémonie au temple commence. Nous suivons leurs pratiques. Sur les genoux, avec un bâton d'encens devant nous, nous commençons à prier. Nous prenons un bout de pétale de fleur, levons les mains jointes vers le ciel, prions pour le dieu, puis mettons ce bout de fleur sur l'oreille ou dans les cheveux ou sur la tête La femme du prêtre arrive ensuite avec de l'eau. Elle nous verse de l'eau sur la tête, puis elle verse à trois reprises de l'eau dans nos mains que nous buvons. L'eau a un fort goût de terre ! La quatrième fois, cette eau sert à mouiller notre front et nos tempes avant d'y coller des grains de riz que la femme du prêtre nous donne. Les grains de riz restants doivent être jetés sur les cheveux, ou collés dans le bas du cou. Ceci prend du temps car elle le fait toutes les quatre personnes environ. Nous allons dans deux temples, celui de leur communauté, le " Pura Desa " réservé aux cérémonies officielles, puis dans celui de la famille " Pura Puseh " et " Pura Dalem " consacrés au culte des ancêtres et au culte des morts. Nous y pratiquons ces rites deux fois de suite. Puis dans chaque temple nous déposons des corbeilles de fruits, des gâteaux de riz et autres offrandes pour les dieux A notre retour à la maison, les membres de la famille continuent de prier devant le petit temple installé dans le jardin, et lui font des offrandes. Nous remercions vivement notre famille indonésienne qui nous a permis de vivre cette cérémonie avec eux. Cette journée reste une expérience unique, mémorable. Ubud est une ville très culture lle. Nous apprécions nous promener dans le centre d'Ubud, même si au marché, nous sommes continuellement harcelées par les vendeurs de paréos, bijoux, et autres souvenirs. La nourriture indonésienne est savoureuse et appétissante, particulièrement ces délicieuses brochettes de viande imbibées dans une sauce cacahuète... Les prix dans les restaurants sont dérisoires. Il coûte moins cher de se nourrir au restaurant que d'acheter de la nourriture dans les supermarchés. Doni nous fera également goûter l'alcool de riz, sorte d'eau de vie qui n'a pas beaucoup de goût. Les boissons sont conditionnées bizarrement. Qu'il s'agisse de l'alcool ou du coca, la boisson est vendue non pas dans des bouteilles, mais dans de petits sacs plastiques. Dans les restaura nts typiquement indonésiens, nous mangeons assises en tailleur. Le moyen de locomotion le plus communément utilisé est la mobylette. Nous longeons une longue rue jusqu'au Monkey Forest. Ce temple en pleine forêt est habité par les singes, qui nous pourchassent en quête de nourriture. Un soir, nous assistons à un spectacle de " Kecak " dans le village voisin. Il s'agit d'une sorte de pièce de théâtre, où une centaine d'hommes indonésiens chantent en arc de cercle, assis les jambes croisées. Les femmes, habillées en costumes traditionnels, dansent avec une grâce et une agilité déconcertante. 3. Découverte de l'ensemble de l'île avec Made Nous partons avec Made, qui sera notre guide pour ces deux jours de découverte de l'île. Afin de protéger la voiture des accidents, Made tient à installer au dessus du volant un petit panier avec de l'encens et des fleurs, et dépose du riz sur son front. Nous devons faire de même. Nous parcourons l'île du sud au nord en longeant la côte. Vêtues du " sarong " pour couvrir nos jambes, et du " sash ", indispensables pour pénétrer dans le temple, nous visitons plusieurs temples. Il ne faut jamais entrer avec ses chaussures dans une maison. Ainsi à chaque fois que nous entrons dans un magasin ou dans un restaurant, nous devons déposer nos chaussures à l'entrée. Sur la route, nous apercevons la préparation de la crémation d'un balinésien. La crémation est très importante en Indonésie, mais cela coûte beaucoup d'argent. Lorsque les familles n'ont pas suffisamment d'argent pour cela, ils enterrent le mort pendant deux trois ans, et le ressortent pour effectuer la cérémonie de crémation, lorsque la famille dispose de suffisamment d'argent. Nous nous
arrêtons au temple Bounoukani, un temple en pleine nature, entouré
de rizières. Nous rencontrons ensuite des centaines de personnes,
habillés de leur tenues religieuses. Ils s'entassent par dizaines
dans des camions ou se suivent en mobylette et se dirigeant tous dans
la même direction. Made nous précise qu'il s'agit de la c
érémonie Molasti. Tous les six mois, un jour précis,
qui varie en fonction des villages, les balinésiens doivent prendre
une douche dans l'eau de mer pour se purifier. Nous croisons souvent sur
le bord de la route des cages où sont enfermés des coqs.
Il s'agit des coqs sélectionnés pour les combats de coqs.
Le propriétaire du vainqueur peut gagner jusqu'à 2 millions
de roupies ! Les parieurs jouent parfois un mois de salaire sur un seul
combat ! Le trajet en voiture est superbe : montagnes couvertes de forêts,
collines avec des rizières étagées. Nous apercevons
le volcan Kintamani, volcan toujours en activité. A de nombreuses
reprises, nous devons nous arrêter et donner des roupies pour payer
notre passage parce que nous sommes étrangers ! Même la plage
est payante ! Nous atteignons une plage de sable noir, où nous
rencontrons un balinésien qui nous raconte des histoires de magie
noire. Il nous prévient qu'il ne faut surtout pas vouloir dormir
sur la plage, au risque de rencontrer des indonésiens qui se déguisent
en singes et viennent nous attaquer. Made nous explique également
certaines règles et mythe de la religion hindou. Par exemple, une
femme qui a ses règles ne peut pas entrer dans un temple. Si elle
enfreint cette règle, un mauvais sort lui sera jeté, une
pierre lui tombera sur la tête ou bien elle se fera attaquer par
un singe. Les indonésiens ne mangent pas de vaches, animal sacré.
De même le chat doit être respecté. Si jamais il arrive
à un balinésien d'écraser un chat sur la route, il
doit s'arrêter et le ramener à sa maison où il pourra
effectuer sa crémation. S'il ne fait pas cette démarche,
un malheur se produira. Vous remarquerez que les femmes hindous ont toutes
les six dents de devant limées. Il s'agit d'un rituel pratiqué
lors du mariage. Le soir, nous sommes hébergées dans le nord de l'île chez son beau-père, Suanda. Il est instituteur, a deux femmes, passe la nuit chez sa première femme, mère de la femme de Made, et la journée chez sa seconde femme, Kareni. A notre réveil, Kareni nous a préparé un petit-déjeuner balinésien, de la farine de riz parsemée de coco râpée, le tout enveloppé ; dans des feuilles de banane. Un véritable délice ! Bien que la compréhension ne soit pas toujours facile, ils ne parlent pas anglais, mais Made parvient à traduire. Ils nous expliquent le choix des noms très organisé pour les enfants, en fonction de la classe sociale et en fonction de l'ordre. Ainsi, les indonésiens distinguent trois classes : la haute classe nommera ses enfants " Ida Bagus " ou " Ida Ayu ", la classe moyenne " Dewa Putu / Ayu ", et la basse classe " I Putu / I Ayu ". Le second prénom est choisi en fonction de l'ordre : le premier enfant se nomme " Wayan " pour les garçons, " Putu " pour les filles, le second " Made / Kadet " le troisième " Nyoman / Komang ", le quatrième " Ketut ". Ai nsi, le couple qui nous accueille porte les noms suivants : le beau-père " Ida Bagus Komang Suanda ", sa femme " Ida Ayu Putu Kareni ", alors que notre guide Made " I Made Sugita ". Ils nous apprennent quelques phrases en indonésien, nous leur apprenons respectivement quelques rudiments de français, Selamat pagi (bonjour), Terima kasih (merci), bagus (c'est bon), Apa kabar ? (comment allez-vous ?) Leur modeste maison touche l'école, nous prenons nos douches avec des seaux d'eau froide et mangeons toujours à même le sol. Nous quittons leur maison le deuxième jour en gardant un très bon souvenir de leur accueil et de leur gentillesse. Malgré la pluie qui se fait parfois ressentir, notre seconde journée est à nouveau riche en visites, les trois lacs encerclés dans une chaîne montagneuse où culmine le Mont Abang (2152 mètres), le Mont Batur (1717 mètres), la piscine naturelle (l'eau y est plutôt verte ), le Temple Mère à Besaki. Ce temple est immense. A quelques jours du Kunigam Day, les balinésiens affluent en famille apporter des offrandes aux dieux. Notre expédition s'achève. Nous rentrons chez Ana Sari la tête pleine d'images et de souvenirs |
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