JAPON
Jeudi 28 juin - Jeudi 4 juillet 2002
Résumé
de la page :
1. Tokyo
et l'accueil de nos familles
2. Contact avec le couturier Issey Miake
3. Finale de la Coupe du Monde à Yokoama

1. Tokyo
et l'accueil de nos familles
Le soir de
notre arrivée à Tokyo, nous rejoignons le quartier de Shibuya,
quartier où habite notre famille, Laurence et Gilles. Tous deux
français, ils ont choisi de venir travailler depuis un an à
Tokyo, Gilles est directeur financier. Ils sont certes géographiquement
loin de la France, mais retrouvent régulièrement de nombreux
amis français à Tokyo.

Shibuya
est un des quartiers les plus animés de Tokyo. La sortie du métro
est impressionnante ! C'est la foule. Les japonais rentrent du travail
par milliers ! ! ! Nous sommes souvent surprises par leur mode, leur style
de vêtements. Ils s'habillent de manière excentrique, et
se teignent facilement les cheveux. Les spots et films publicitaires illuminent
le quartier, notamment ce grand spot publicitaire avec Zinedine Zidane
en sortant du métro !
Après
trois jours, nous changeons de famille pour aller chez Michel Teman, un
ami de Franck et Cybèle, notre famille de Bora Bora.

Michel est
journaliste et correspondant Ouest France sur la partie Asie. Il écrit
également pour de nombreux magazines français, Elle, Paris
Match, le Journal du Dimanche... Son histoire est passionnante. Il appartient
à Reporters sans Frontières. Son métier de journaliste
l'a fait voyager à travers le monde. Son histoire, ses expériences
nous interpellent, notamment ces semaines passées au Timor Oriental
pendant les affrontements en vue de l'indépendance, ou encore les
difficultés et joie de l'écriture de son dernier livre "
Le Japon d'André Malraux ", un succès au Japon.
Par la même occasion, nous rencontrons Albert, un autre ami de Franck
et Cybèle.
  
Lui aussi
a fait un tour du monde pendant un an. Il s'est ensuite installé
à Tokyo, où il a créé son cabinet d'architecte
depuis 20 ans. Même si le Japon lui plaît beaucoup, la culture
française lui manque. Levées à l'aurore, Michel nous
emmène sur le marché aux poissons, le Tsukiji fish market.
Ce marché est très célèbre, et pour cause,
il représente le plus grand marché aux poissons au monde.
5 heures 30
des milliers de vendeurs et acheteurs de poissons courent,
s'agitent
La vente aux enchères y est particulièrement
animée. Les thons y sont vendus jusqu'à 20 000 francs pièce
!
  
Après
ce marché étonnant, nous allons porter les robes de la paix
devant un temple et son bouddha. Michel en profite pour nous poser les
questions nécessaires à la rédaction de son article
pour Ouest France.
   
Les japonais nous disaient que nous ne pouvions quitter le Japon sans
être allées au Mont Fuji. Quelle déception et malchance
arrivées à son pied ! Le brouillard est de taille. Nous
ne verrons qu'une masse de nuages !
  
Vu le coût
élevé de la vie, et notamment des transports en commun,
le Mont Fuji sera notre seule excursion à l'extérieur de
Tokyo. Même si on dit que c'est plus avantageux pour les touristes
depuis la récession économique et la dévaluation
conséquente, Tokyo reste une ville très chère. Le
simple ticket de métro coûte 14 francs.
Nous passons la majorité de notre temps à Tokyo et ses alentours.
Nous visitons le temple de Tokyo Asakusa Kannon en traversant sa fameuse
rue piétionne Nakamise Dori. Les pigeons foisonnent sur la place.
  
Près
du centre nous nous promenons dans le parc et son temple Meji Shrine dressé
en l'honneur de son empereur, régnant de 1868 à 1912. Les
beaux parcs et jardins sont d'ailleurs une des caractéristiques
de Tokyo. Dans la cour de ce temple bouddhiste, un arbre sacré
porte de nombreux messages d'espoir et de solidarité déposés
par des visiteurs du monde entier.

Près du grand parc Meiji Shrine, à Harajuku, le dimanche
est la journée de l'excentrique ! Comme nous étions le dimanche
4 juillet, jour de la finale de la coupe du monde, nous pensions que les
japonais s'étaient déguisés pour cette occasion.
Détrompez-vous ! Chaque dimanche, c'est la folie vestimentaire
dans le quartier d'Harajuku. Les jeunes, pour échapper le temps
d'un week-end au conformisme japonais, sont habillés en noir et
de façon très originale, comme ces groupes de japonais déguisés
en pierrot et en Dracula. A cette atmosphère surprenante et bizarre
se greffent de nombreux groupes de musique amateurs. Tokyo regorge de
magasins haute-technologie, informatiques, audio-vidéo
Depuis
ces 30 dernières années, le Japon est le leader en matière
d'électronique. Par exemple, le téléphone portable
est communément utilisé comme vidéo caméra,
appareil photo
Les magasins sont parfois édifiés sur
une dizaine d'étages. La foule grouille, s'engouffre dans les bouches
de métro, emplit les rues commerçantes et les quartiers
d'affaires...
 
2. Contact
avec le couturier Issey Miake
Grâce
à l'aide du Consulat Français, nous rentrons en contact
avec le Consulate Fashion Designer of Tokyo. Celui-ci nous transmet les
coordonnées d'Issey Miake, designer de renommée internationale.
Nous remettons un dossier complet de notre projet à son assistante
mais malheureusement le délai de temps pour obtenir un rendez vous
avec Issey Miake est trop court. Nous devons renoncer à une éventuelle
rencontre, en espérant pouvoir le rencontrer lors de ses nombreux
déplacements en France.
3. Finale
de la Coupe du Monde à Yokoama
Nous atteignons
Tokyo à quelques jours de la finale de la Coupe du Monde de Football
! Après avoir vécu la fête et l'émotion de
nos rues françaises lors de la finale de la Coupe du Monde en 1998,
nous sommes heureuses de pouvoir la vivre à nouveau dans le pays
d'accueil. Nous n'aurons certes pas la joie de supporter la France cette
année, mais vivre cette ambiance toute particulière restera
pour nous un grand moment. Le Brésil remporte la victoire 2-0,
cela n'empêche pas les supporters allemands de rejoindre les supporters
brésiliens et de faire la fête d'une seule voix.
  
Dans les
rues de Yokoama, la télévision mexicaine nous interviewe
pensant que Karen est brésilienne et qu'Hélène est
allemande ! Le jour de notre arrivée à l'aéroport
de Tokyo, nous croisons une des équipes de TF1 qui repart en France.
Ils nous transmettent alors les coordonnées de Pierre Peyronet
et son équipe, qui poursuit le suivi de la Coupe du Monde pour
TF1. Nous les rejoignons le soir de la finale. Stéphane Deperrois,
l'un des cameramen, est très intéressé par notre
projet, et souhaiterait réaliser un reportage lors d'une de nos
prochaines étapes en Afrique. Nous restons en contact afin de concrétiser
cette idée. L'étape choisie devrait être le Burkina
Faso début décembre.
 
Dans quelques jours, nous retrouverons le silence de la nature dans la
jungle du nord de la Thaïlande
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