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MALAISIE
et sud de la THAÏLANDE
Dimanche 19 mai - Vendredi 14 juinRésumé de la page : 1. Kuala
Lumpur Que ce soit à Kuala Lumpur, dans la jungle de Teman Negara ou dans le sud de la Thaïlande, ce mois a été semé de rencontres étonnantes, fait de nombreux imprévus. Nous quitterons le sud de la Thaïlande chargées d'une mission toute particulière 1. Kuala Lumpur Pour rejoindre
la Malaisie, nous prenons un bus à partir de Singapour pendant
cinq heures. Il est une heure du matin lorsque nous arrivons au pied des
deux célèbres tours de Kuala Lumpur. N'ayant pas réussi
à joindre notre ami Charly qui nous accueille, un couple, qui voyage
avec nous dans le bus, se propose de nous héberger pour la nuit.
Cette première soirée à Kuala Lumpur sera très
animée. La chance nous sourit encore en rencontrant ce couple d'une
très grande amabilité. Leur histoire est touchante. Pierre,
80 ans, français, ancien pilote de ligne, a vécu à
Montpellier jusqu'à ce qu'il rencontre une belle Malaysienne lors
d'une halte à Singapour. Sharifa est le prénom de son épouse,
elle a trente deux ans de moins que lui ! Ils s'aiment comme au premier
jour
ils vivent ensemble depuis près de 30 ans. Pierre est
si heureux de raconter à deux jeunes filles de son pays, l'histoire
de sa vie. Il nous fait partager l'amour qu'il a pour Sharifa. Pierre
et Sharifa associent notre rencontre et cette soirée imprévue
à un jour de fête. Pierre sort alors de sa valise du fois
gras et du vin rouge français. Tous les quatre autour d'une bonne
table, nous discutons jusqu'au petit matin. Sharifa, femme d'affaires
malaysienne, est drôle, dynamique et gentille. Elle gère
un business à Kuala Lumpur, qui consiste en l'importation et la
vente de l'huile d'olive Borges dans les plus grandes surfaces de Kuala
Lumpur. Cette famille d'un soir reste un excellent souvenir. A présent nous sommes hébergées chez Charly. Charly, 25 ans, passionné par les voyages, a fini ses études à l'EM Lyon (école de commerce) et travaille maintenant à Kuala Lumpur chez Yves Rocher au département Finances. Nous rencontrerons quelques jours plus tard dans la jungle du nord de la Malaisie trois de ses amis qui ont étudié également à l'EM Lyon. Cette coïncidence vient s'ajouter à toutes les autres Cette terre est bien petite. Souvenez vous à Salvador de Bahia en plein carnaval au milieu de plusieurs millions de personnes, Sylvain ami de l'ESSCA de Karen vient lui taper sur l'épaule ou encore dans les rues de Hong Kong, nous croisons Marc, qui était en Cité U avec Hélène à Angers ou encore Vincent, que nous avons connu en Guyane, que nous retrouvons à Singapour, et que nous recroiserons par hasard dans un bar à Hong Kong ou encore à l'aéroport de Tokyo, Fabien, étudiant à l'ENSAM d'Angers qui reconnaît Karen et Hélène ou encore, perdues dans la jungle du Nord de la Malaisie, nous rencontrons trois jeunes français qui comme nous font un tour du monde avec un projet bien précis ou encore lorsque nous arrivons à l'aéroport de Tokyo, à la même heure que la télévision française (TF1), nous vivrons ainsi la finale de la coupe du monde de football avec une partie de l'équipe la liste des coïncidences est encore bien longue. Dans le centre-ville, nous sommes entourées de buildings et allons voir les Petronas Towers, les tours jumelles à présent les plus hautes du monde, soit 440 mètres. Sur les conseils de Charly, nous choisissons de nous aventurer dans le nord de la Malaisie, la jungle Teman Negara. 2. Nord de la Malaisie : la jungle de Teman Negara De Kuala Tembeling, nous embarquons à bord d'une longue barque. Nous longeons des paysages superbes Heure après heure nous nous enfonçons un peu plus dans la jungle. La rivière est de couleur marron, comme celle d'Amazonie. Après trois heures de bateau au ras de l'eau, nous atteignons le seul village dans la jungle. Nous voilà dans une autre civilisation. Nous nous armons pour deux jours d'expédition dans la jungle. Ces deux jours resteront gravées à jamais dans nos mémoires puisqu'ils auraient pu nous coûter la vie. Bombes anti moustiques, provisions, eau, tente, torche nous étions pourtant bien parées. Ponts suspendus, passages à gué, végétation luxuriante, bambous, multitude d'insectes, petites cabanes en bambous, singes toute cette nature est rayonnante. Nous avançons à grands pas pour cette première journée de marche. Soudain la nuit tombe. Nous n'avons pas encore atteint notre campement. Malheureusement la pluie commence à tomber. Avant d'arriver au campement, nous devons traverser une rivière. Mais le niveau de l'eau est déjà trop haut. Nous n'avons pas d'autre choix que d'attendre le lever du jour pour traverser à la nage. Avec quelques difficultés, nous plantons notre tente près de la rivière. Nous profitons d'un bref instant où la pluie a cessé pour faire un feu, se réchauffer et dîner. C'est alors que la pluie recommence à tomber. Puis c'est le déluge la tempête. L'orage est juste au dessus de la tente. Les branches d'arbre cassent. La tempête cesse alors qu'il fait déjà jour. Il est décidément trop risqué de traverser la rivière qui atteint un niveau bien trop élevé dans la nuit. Après cet orage, il est difficile de retrouver notre chemin. Nous marchons durant de longues heures, épuisons nos vivres. Le manque d'eau se fait sentir. Il faut s'accrocher un kilomètre dans la jungle nous paraît une éternité. Voilà 20 heures que nous n'avons pas bu ni mangé et que nous marchons toujours dans la forêt. Nos pantalons et nos jambes sont tachetés de sang par les sangsues. Le sel, soi-disant la meilleure méthode pour s'en débarrasser, est loin d'être efficace. Il faut marcher de plus en plus vite si on ne veut pas encore être prises par la tombée de la nuit. Ouf ! Nous croisons une japonaise qui nous offre des barres de céréales et deux bouteilles d'eau. Avec nos sifflements, un habitant nous entend et nous ramènera à bord de sa barque à moteur jusqu'au " village ".
3. Sud de la Thaïlande et notre rencontre étonnante avec des tourdumondistes Sur le chemin du retour de Teman Negara, nous sommes dans la même longue barque que trois français, tour du mondistes. Quelle coïncidence ils viennent de finir leurs études à l'EM Lyon, la même école que Charly qui nous héberge à Kuala Lumpur. Un échange de regards, un échange d'expériences nous sommes sur la même longueur d'ondes qu' Olivier, Lionel et Thomas. Tout comme nous, à la fin de leurs études, ils ont lancé l'idée d'un tour du monde, ont écrit un projet sur un thème porteur, ont trouvé des partenaires, et découvrent le monde pendant un an. Nous échangeons nos aventures de tour du monde. Nous apprécions leur projet axé sur l'environnement, qui consiste dans chaque pays à réaliser des initiatives environnementales et d'en faire part au travers de leur site internet et au cours de conférences à leur retour. Leur site internet est http://www.ecotour-online.com Ils écrivent d'ailleurs un carnet de route tous les quinze jours. Nous rentrons donc ensemble sur Kuala Lumpur et décidons de faire un bout de chemin ensemble. Dans leur carnet de route 17, ils vous feront notamment vivre notre course poursuite pour atteindre à temps le train en direction de la Thaïlande. Il nous faudra plus d'une journée pour se rendre en Thaïlande, train, bus, ferry et nous arrivons enfin sur l'île de Ko Phanghan. Nous vivons tous les cinq la Full Moon Party, une fête sur la plage qui réunit des milliers de jeunes du monde entier, tous les mois à chaque pleine lune.
Ils filent leur route vers Bangkok. Quant à nous, nous restons sur l'île de Ko Tao. 4. Ko Tao, l'île des voyageurs et de la plongée sous-marine Ko Tao est le rendez vous des voyageurs et des amoureux de la plongée sous marine. Nous faisons l'heureuse connaissance de Jean Philippe, Ricardo, Marc, Thomas (français), de Hal (Afrique du Sud), de Paul (Californie), Eran, Daniel (Israël), Lorena (Brésil)... Jean-Philippe, en tour du monde, depuis 10 ans a choisi d'arrêté ses pérégrinations à Ko Tao après avoir rencontré une jolie thaïlandaise sur cette île. Depuis ce jour, il gère un business de plongée sur l'île et ont eu un enfant. Quant à Ricardo, passionné de plongée, il s'est installé à Ko Tao. Marc est patron d'un restaurant bar sur la plage, il a tout plaqué en France pour échapper à sa vie stressante de Paris. Hal, un homme au grand coeur, nous a beaucoup aidées lorsqu' Hélène fut malade. Paul fait un tour du monde pendant deux ans avec trois copains américains. Thomas et Lorena seront nos deux professeurs de plongée sous-marine. Eran a quitté l'Israël il y a cinq ans et depuis il voyage à travers le monde et travaille de temps à autre pour toujours avancer. Daniel voyage en Asie pendant un an. Nous quittons Ko Tao chargées d'une mission. Jean-Philippe nous remet une mission : retrouver cinq de ses amis en Afrique. Il y a dix ans, il a quitté la France avec seulement 1000 francs en poche. Il arrive au Maroc et il rencontre alors plusieurs personnes qui vont l'aider à s'en sortir. Il n'a pas vu ces personnes si chères à ses yeux depuis dix ans. Nous réalisons une interview avec lui. Lors de notre passage en Afrique, nous sommes chargées de remettre ces lettres et messages forts à ces personnes qui l'ont aidées. L'un habite à Marrakech et s'occupe d'une association humanitaire qui aide des personnes handicapées. Les autres habitent au Togo. Toutes ces personnes nous transmettent leur passion pour la plongée bouteille. Le point noir de ce séjour est la maladie d'Hélène. Hélène a attrapé la dengue, maladie due à un mauvais moustique. Karen a très peur lorsque le docteur lui annonce qu'il craint une dengue hémorragique, celle-ci est mortelle Il parle d'un éventuel rapatriement en France. Ce serait la fin du rêve pour Hélène et Karen C'est dur. Les soins médicaux sont précaires. Hélène est très fatiguée. Elle n'est pas transportable dès qu'elle se lève, elle s'évanouit. Elle reste au dispensaire de Ko Tao une semaine. Karen s'occupe d'Hélène comme une petite maman. Les parents de Karen font intervenir l'assistance afin qu'elle puisse recevoir les meilleurs soins et qu'elle puisse être transportée jusqu'à l'hôpital de Surrathani en Thaïlande. Un médecin nous accompagne pour une traversée de huit heures de bateau. Hélène reprend vite des forces à l'hôpital de Surrathani. Après deux semaines d'hospitalisation, le docteur est favorable à l'idée de reprendre notre route. Nous regagnons Kuala Lumpur pour chercher nos bagages. Nous remercions Charly pour sa patience (au départ nous partions pour seulement quelques jours, nous sommes revenues à Kuala Lumpur trois semaines plus tard). Malgré la maladie d'Hélène, nous tournons une très belle page de ce tour du monde pour en ouvrir une autre sur Hong Kong.
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