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Un Tour du Monde de la Mode pour la Paix...

CARNET DE BORD
NOUVELLE-CALEDONIE

Lundi 8 avril - Samedi 20 avril 2002

Résumé de la page :

1. Nos deux grands-mères du Pacifique et l'initiative de calédoniens en faveur des pauvres
2. Découverte de la Nouvelle-Calédonie
3. Lyne, couturière de la robe pour la Nouvelle-Calédonie, couverture médiatique
4. L'île des Pins : l'île du paradis

1. Nos deux grands mères du Pacifique et l'initiative de calédoniens en faveur des pauvres

A vingt mille kilomètres de la Métropole, mille cinq cent de la côte australienne et sept mille du Japon, la Nouvelle Calédonie semble une terre perdue dans l'imme nsité du Pacifique Sud, elle n'en est pas moins l'une des plus grandes, une terre émergée de 400 kilomètres de long, d'où s'élève en son centre une longue chaîne montagneuse culminant jusqu'à 1628 mètres. Découverte par hasard par James Cook en 1774 alors qu'il faisait route vers la Nouvelle-Zélande, il la baptisa la " Nouvelle-Calédonie " en rappel des paysages écossais. Proclamée Territoire Français en 1853, elle servit tout d'abord de bagne, puis connut un essor économique sans précédent notamment grâce à l'une de ses principales richesses, l'exploitation du nickel. Aujourd'hui, la majeure partie des calédoniens est concentrée dans sa capitale. Nouméa ne couvre en effet que 9 % de superficie du territoire, mais accueille paradoxalement 60 % de la population et 75 % des industries.

Nous arrivons dans la nuit à l'aéroport de Tantouta et avons la chance de vivre l'atterrissage depuis la cabine des pilotes ! Nous tenons d'ailleurs à remercier Air Calin, qui fut notre sponsor sur cette liaison aérienne Papeete-Nouméa.

Ces deux semaines en Nouvelle-Calédonie seront marquées de moments forts. Nous sommes accueillies par deux g rands-mères, José et Hélène, respectivement 84 et 75 ans, d'un dynamisme et d'une joie de vivre hors du commun. Les discussions et rires animent nos repas. Quel plaisir pour José d'évoquer avec Karen la région maternelle et tant aimée de son mari, sa chère Vendée. Les souvenirs appellent d'autres souvenirs... Nous ne voyons pas les heures passer. Hélène, ancienne femme d'affaires, tenait un hôtel-restaurant à Pointdimié, une ville dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Elles sont toutes deux très actives et participent à de nombreuses activités.

Hélène fait notamment partie de l'Association Saint-Vincent de Paul, qui a pour mission d'aider à Nouméa les personnes en difficultés. Nous l'accompagnons à l'une de ses réunions et y rencontrons son président Monsieur Page. Il nous évoque les différentes actions qu'ils mettent en place, nous leur expliquons notre projet " Mode Sans Frontières ". Il est riche de partager, d'échanger avec eux nos objectifs respectifs. Les manières d'agir et les personnes soutenues sont différentes, mais les valeurs et intentions sont communes. Nous les félicitons encore pour leur bravoure et leur énergie. Quelques jours plus tard, José inv ite chez elle les membres de son groupe de prière. Pas moins d'une quinzaine de personnes sont réunis à dîner. Nous faisons la connaissance de Jean-Marie, ancien gendarme, Antoinette… L'histoire d'Antoinette nous touche particulièrement. Kanak, autodidacte, elle consacre depuis trente ans ses journées à travailler bénévolement pour offrir des repas aux plus démunis. Elle a créé à Nouméa l'association équivalente aux Restos du Cœur. C'est aussi l'occasion de discuter des différences entre kanaks et kaldochs. L'histoire de la Calédonie en est très marquée. Les kanaks ou les mélanaisiens sont venus peupler la Nouvelle-Calédonie depuis les îles environnantes. Les kaldochs sont " les blancs " , les descendants des colons. Aujourd'hui ils vivent en harmonie, mais nous sentons toujours une certaine animosité entre ces deux peuples.

2. Découverte de la Nouvelle-Calédonie

Le lendemain de notre arrivée, nous assistons au départ de la demi-finale des championnats du Monde de Hobbie Cat 16. Organisés sur le plan d'eau de Sainte-Marie, pour la première fois, la Nouvelle-Calédonie se fait ville d'accueil de ses championnats du Monde toutes catégories. Sont présents les meilleures équipages mondiaux. Aux côtés des plus grands, concourent également les féminines, les jeunes de moins de 18 ans, les Masters de 45 ans et plus. Jean-Pierre, l'un de nos amis, avec qui nous avons fait beaucoup de Hobbie Cat la semaine dernière à Bora Bora, participe cette année encore au Championnat du Monde et défend les couleurs de la Polynésie. Ces championnats seront également pour nous l'occasion de rencontrer une partie de l'équipe de RFO sur place. Nous sommes alors mises en relation avec Martine Naulet, la présentatrice de l'émission quotidienne " Calédonic " . Elle nous confirme notre participation dans quelques jours sur son plateau.

Nous rencontrons Romain et Fred, deux amis de Laurent. Nous partons nager avec Fred à la Baie des Citrons. C'est la première véritable plage de sable fin dans Nouméa. Animée de jour comme de nuit, la baie des citrons accueille bars, discothèques, boutiques, restaurants… Nous sommes déçues par la couleur de l'eau. Fred décide alors de nous emmener à l'îlot Canard situé dans la baie de l'Anse Vata. Nous faisons du snorkeling, une quantité de poissons nagent autour de nous. Ils viennent manger dans la main le pain que nous leur tendons, parfois vont jusqu'à nous mordre ! L'îlot Canard est un îlot relativement sauvage, une seule partie est aménagée avec un petit bar restaurant. Pour accéder à cette île, seul m oyen, le bateau taxi.

Nous découvrirons aussi la plage de l'Anse Vata. Elle est sans aucun doute la plage de Nouméa qui possède le plus de charme, mer turquoise, cocotiers, sable blond… Elle tire son nom des deux énormes rochers qui délimitent sa baie, " vata " signifiant " pierre ". Nous nous promenons au Marché central. Chaque matin, ses visiteurs peuvent y trouver tous les produits de la Calédonie, fruits, légumes, viandes, fleurs, artisanat… Côté mer, on y trouve un pavillon réservé exclusivement au marché du poisson et de tous les produits de la mer. Parfois des groupes de chanteurs viennent animer ce lieu déjà chaleureux.

Fred nous présente son cousin américain de Miami, Patrick, 29 ans. Il demeure très attaché à la Nouvelle Calédonie, cette île où il a passé toute son enfance. Ensemble nous visitons à Nouméa le Centre Jean-Marie Tjibaou. Portant le nom de celui qui avec Jacques Lafleur signa les Accords de Matignon en juin 1988, ce centre culturel est l'œuvre du grand architecte contemporain Renzo Piano, dont le centre Beaubourg parisien porte notamment la griffe. Situé sur une presqu'île entre le golf de Tina et l'aéroport de Magenta, à dix minutes du centre-ville, le centre élève ses extraordinaires cases stylisées en bois d'iroko entre les pins colonnaires. Il offre un lieu de rencontre et de d&eac ute;couverte de la culture mélanésienne et des cultures océaniennes. A ce titre y sont exposés des expositions thématiques d'artistes locaux ou de pays voisins. Certaines salles accueillent également régulièrement des concerts ou des spectacles. Notre après-midi sera sous le signe des sensations fortes, pas moins de trois heures de jet ski sur de puissantes et hautes vagues du côté de l'îlot Maître ! Inoubliable ! Nous n'oublierons pas non plus les courbatures aux cuisses que nous avons endurées pendant plus d'une semaine… !

Avec Patrick, nous partons deux jours découvrir le Nord de la Nouvelle-Calédonie. Sur la route, nous nous arrêtons à plusieurs reprises, ad mirons les paysages vallonnés, rencontrons des enfants qui coupent le sargo.

Dans cette partie de l'île, c'est une tradition, tout visiteur doit saluer les habitants qu'il rencontre sur son chemin. Nous poursuivons notre trajet jusqu'à Poindimié où nous sommes invitées chez Jérôme, professeur d'histoire-géographie et ami de Patrick. Situé entre mer et montagne, Poindimié fut une région de colonisation, libre à la fin du siècle dernier. Aujourd'hui peuplée d'un peu plus de cinq mille habitants, la commune est située au cœur des plus belles vallées de Nouvelle-Calédonie. Jérôme nous donnera beaucoup de conseils pour finir notre site internet. Ensemble, nous irons jusqu'à Hienghène, petit village perché sur un promontoire qui domine la rivière, les rochers et la mer. Véritables forteresses à fleur de mer, les hauts rochers noirs de Lindéralique se dressent fièrement au milieu d'une végétation dense et verdoyante. Plus près du rivage, deux masses grises s'&eacu te;lèvent fièrement de la mer, les Tours Notre Dame s'appellent aussi " la Poule couveuse " ou " les Portes de Hienghène et du Sphinx ". Elles montent une sorte de garde de pierre de chaque côté de la baie, formée par l'embouchure commune de la Hienghène et de la Tanghène.

Nous terminons notre périple par un aller-retour en bac sur la rivière l'Ouaième. Il n'existe en effet pas de pont pour relier les deux rives. Les voitures sont déposées sur une sorte de radeau à moteur, un employé de la ville est constamment présent et se charge de la liaison entre les deux berges. Ce bac est le dernier encore en fonction en Nouvelle-Calédonie.

Karen a terriblement mal aux oreilles, nous allons aux urgences de l'hôpital. Il nous donne des antibiotiques pour guérir son otite qu'elle traîne depuis des semaines. Il est très étonnant de voir comme Hélène et Karen semblent être deux sœurs jumelles ! En effet, s'il arrive une péripétie à l'une, vous pouvez être sûr qu'il surviendra très vite la même à l'autre… D'ailleurs le mois dernier, c'était Hélène qui faisait appel aux prescriptions médicales également pour une otite. En Dominique, lorsque Karen manquait de se noyer… quelques secondes après, Hélène est également emportée dans un tourbillon. En Guyane encore, Hélène glisse dans une cascade… quelques minutes plus tard Karen fait une chute rocambolesque sur cette même pierre ! Ce ne sont que quelques exemples parmi de nombreux autres thèmes où assurément la brune et la blonde se confondent…

3. Lyne, couturière de la robe pour la Nouvelle-Calédonie, couverture médiatique

A notre retour sur Nouméa, nous avons rendez-vous avec Lyne Création, couturière de robes traditionnelles, robes " missions ", paréos…, très réputée sur l'île. Beaucoup de femmes, qu'elles soient kanaks ou kaldochs portent ses robes. La robe typique calédonienne est en effet appelée " robe mission ". Relativement ample, très colorée, manches s'arrêtant à mi-bras, ce type de robes se veut essentiellement pratique, et était originel lement portée par les femmes kanaks. Dès le premier jour, lorsque nous parlons de notre projet à José et Hélène, José est fière de nous montrer une de ses robes de la griffe de Lyne Création. Nous rencontrons ensuite sa fille sur le marché central de Nouméa. De fil en aiguille, nous avons ensuite rendez-vous avec Maryline à son atelier. Elle nous explique tout son travail, de la conception des motifs jusqu'à la coloration et l'impression des tissus, qu'elle achète à l'origine tous blancs. Elle est tout à fait enthousiaste de pouvoir participer à notre projet Mode Sans Frontières. Nous essayons de nombreuses robes. Elle nous offre une robe mission, et nous prête deux robes pour l'émission télé de Martine Naulet les jou rs suivants.

Nous sommes les invitées de l'émission quotidienne " Calédonic ", diffusée en direct sur RFO. Lors de cette émission, Martine Naulet invite des gens qui font preuve d'initiatives originales en Nouvelle-Calédonie. Ils diffusent des images des robes de la paix à ; l'île de Pâques et au Club Med de Bora Bora, ou encore celles de notre rencontre avec la couturière Lyne, celles des grands-mères qui nous accueillent... Nous discutons beaucoup avec Martine après l'émission. Cette présentatrice est hors du commun, elle dégage un dynamisme et une joie de vivre exceptionnels. Quelle coïncidence, elle se trouve être une amie de Maryline, notre couturière. Le feeling passe tellement bien qu'elle nous invite à son mariage au Maroc, son mari était le bassiste de Fredericks.

Les " Nouvelles Calédoniennes ", presse quotidienne de Nouméa, réalisent un article sur notre projet, qui sera publié quelques jours après notre départ.

4. L'île des Pins : l'île du paradis

Enfin, nous allons pouvoir la voir… cette île dont tout le monde nous parle tant, la fameuse " Ile des Pins ", ou " Ile Kunié " en kanak à cause de l'abondance des araucarias qui la couvrent ! Longue de dix-huit kilomètres du nord au sud et de quatorze kilomètres d'est en ouest, située à soixante-dix kilomètres au sud-est de Nouméa, cette île semble avoir été oubliée par le Temps. L'air y est suspendu entre un ciel clair et une terre ceinturée de baies aux fonds turquoises. Ce paradis est peuplé de huit tribus, sous l'autorité d'un Grand Chef. Avec sa mairie, sa poste, sa chefferie, son église, son monument aux morts et ses districts représentant chaque tribu, Vao est la seule agglomération importante de l'île. Les chantiers de construction de pirogues y perpétuent les méthodes traditionnelles. Nous souhaitons louer un scooter pour visiter l'île. A la station service, nous faisons la connaissance des gendarmes de l'île, François, Sandy et Jeff, qui deviendront de très bons amis sur l'île et qui deviendront aussi notre famille d'accueil à l'île des Pins.

Avec notre scooter, nous partons à la découverte de l'île. Les baies qui la composent sont très variées, sable fin ou plus rocailleux, riche ou exempte de coquillages, végétation tropicale ou bordée de pins… Les baies que nous admirons se suivent et ne se ressemblent pas, la baie Saint-Maurice, Saint-Joseph, Upi...

Nous rencontrons à la baie d'Oro des locaux, dont un certain Fabrice, qui nous explique la fabrication du bougnat, le plat traditionnel calédonien, de la viande ou du poisson cuisiné avec du riz et des légumes, ignames, patates douces, bananes à cuire… dans du lait de coco, le tout enfermé dans de gran des feuilles de banane et cuit pendant une heure et demie au feu de bois.

A bord de notre scooter, nous accédons à des coins très reculés de l'île, comme la " Grotte d'Oumagne ", plus communément appelée " Grotte de la Reine Hortense " du nom de la reine qu'elle a abritée lors d'un conflit. Enclose au cœur d'une forêt de banians et de fougères arborescentes, recouverte de stalactites, traversée d'une petite rivière, la statue d'une petite vierge la protège. Nous tentons de nous y aventurer, mais plusieurs fois manquons de glisser.

Nous empruntons ensuite un chemin qui nous semble mener à une autre grotte, la " Grotte de la 3ème", mais nous nous perdons dans un chemin chaotique interminable, et exempt de toute civilisation. Où allons-nous atterrir ? lorsque soudain surgit derrière nous une mobylette, celle de Fabrice. Nous a-t-il suivis ? Pourquoi a-t-il des traces de sang sur son visage ? Fabrice nous avoue s'être battu. Il nous aide à porter notre scooter au dessus des branchages qui nous font obstacle. Ce mystérieux chemin nous mène jusqu'à ; la Baie de Kana, une plage de sable blanc, bordée de palmiers. Spectacle superbe ! Fabrice nous explique son histoire et les légendes de l'île.

Alors que nous rentrons sur le centre de Vao, des enfants jouent au milieu de notre chemin. Quelle coïncidence encore, ils se trouvent être les deux enfants de Fabrice, Déborah, 6ans, et Arsène, deux ans. La nuit tombe, nous devons vite rapporter le scooter avant la fermeture de la station, mais nous ne retrouvons pas notre chemin. Heureusement, nous rencontrons la jeep de la gendarmerie. Tout le monde s'inquiétait, les gendarmes allaient lancé des recherches.

Le lendemain, Karen se réveille malade, mais elle souhaite quand même réaliser tout le programme prévu. François nous prête sa voiture pour la journée. Sur la route nous croisons Jeff et Sandy, nous allons ensemble faire des photos panoramiques depuis un superbe point de vue de l'île.

Nous souhaitons ensuite rejoindre la baie d'Oro et sa fameuse piscine naturelle, petit lac d'eau salée d'u ne transparence cristalline d'où s'écoulent deux rivières se jetant dans la baie d'Oro.

L'&icir c;le des Pins n'est pas très fréquentée des touristes, mais nous semble être plus largement le lieu de prédilection des amoureux japonais. Les rayons faiblissants du soleil nous rappellent que nous devons rejoindre le centre de Vao. Nous traversons les allées d'arbres qui se rejoignent à leurs branches, et achevons notre expédition sur le sable fin de la Baie de Kuto. Sa plage nous offre un coucher de soleil digne d'un coucher de soleil de cinéma. Sa pointe ouest forme une presqu'île, d'où les murs d'enceinte encore visibles rappellent son passé pénitentiaire. Un isthme de cinquante mètres de large à peine sépare la baie de Kuto de la baie de Kanuméra, véritable écrin qui abrite en son milieu le fameux rocher de Kanuméra.Cette journée nous a rempli les yeux de paysages de rêve, mais n'a néanmoins pas fait disparaître la maladie de Karen. Le soir, Jeff lui prépare un grog de grand-mère au rhum, mais sans effet notoire...

Le lendemain matin, nous partons avec Sandy et Jeff sur l'îlot Nokanhui, à quelques miles de la partie principale de l'île des Pins. Marcelin nous emmène à bord de son petit bateau, rejoindre ce bout de terre de quelques centaines de mètres carrés. A l'écart du monde, dans un halo de lumière corallienn e, nous accostons sur une baie où la finesse et la blancheur du sable nous laissent rêveuses. La beauté de cet îlot est presque irréel. En son noyau se dressent de hauts palmiers. Son cœur se prolonge d'un long banc de sable fin. La couleur de l'eau qui l'entoure nous offre un magnifique dégradé de bleus. Du turquoise cristallin au marine profond, chaque mouvement de vague tente de marier les deux rives, et caresse délicatement notre pas fasciné et envoûté.

Lorsque nous rentrons à Nouméa, nous devons revenir à la réalité. Pour notre dernier soir, nous sortons dans le centre-vil le de Nouméa. C'est étrange, nous ressentons comme une sensation bizarre, nous sommes gênées par l'affluence de la foule, la musique trop forte… nous nous sentons soudain comme " sauvages ", préférant la nature, le calme, les paysages…
Pour notre départ, nous serons très touchées par la venue surprise chez José de calédoniens avec qui nous avons sympathisé, Jean-Marie, Dominique la sœur de Mijo, et son ami Michel, Antoinette... Ils nous offrent de petits cadeaux. Les témoignages de nos deux grands-mères de Nouméa, qui nous remercient de leur avoir apporté de la vie et de la jeunesse, nous émeuvent. Mijo, la maman de Laurent, nous dépose à l'aéroport et nous glisse dans l'oreille : " Je sais que vous reviendrez un jour à Nouméa, peut-être avec Laurent !

 
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