Inscrivez vous à notre newsletter:
click here
 
Un Tour du Monde de la Mode pour la Paix...

POLYNESIE I - BORA BORA et ses îles environnantes

Dimanche 25 février - Jeudi 14 mars

Résumé de la page :

1. Arrivée au Club Med de Bora Bora,
un des sept plus beaux lagons du monde
2. Découverte en catamaran des Iles Sous le Vent :
Bora Bora, Raiatea et Tahaa
3. 10ème Championnat du Monde de Va'a à Bora Bora,
danses locales et médias
4. L'accueil d'une famille exceptionnelle, Franck et Cybèle

1. Arrivée au Club Med de Bora Bora, un des sept plus beaux lagons du monde

La nuit de notre arrivée en Polynésie fut longue : à travailler sur nos ordinateurs dans l'aéroport de Papeete de 23 heures à 6 heures le lendemain matin! Mais notre attente fut récompensée par une arrivée grandiose sur l'île de Bora Bora. Séparée par l'immensité de la mer et du ciel, Bora Bora apparaît d'en haut comme une minuscule émeraude dans un entourage de turquoise. Les plages de sable blanc se succèdent et se fende nt dans le lagon. L'arrivée sur Bora Bora est magique. L'avion atterrit sur un îlot, ensuite nous prenons une navette maritime pendant 15 minutes. De son ancien nom Vavau, Bora Bora, petite île haute de seulement 38 km², fut découverte en 1722 par le navigateur Roggeveen. Nous sommes toutes excitées à l'idée de capter des images féeriques pour le spectacle…

D'autant plus que nous sommes hébergées au Club Med de Bora Bora, installé au cœur de vastes cocoteraies et au bord d'un lagon exceptionnel. Un clin d'œil au Club Med, qui est un de nos principaux partenaires et un des premiers à nous avoir soutenues financièrement. Monsieur Philippe Bourguignon, PDG du Club Med, nous a aidées dès le lancement du projet. Nous apprécions sa volonté à encourager les jeunes à entreprendre. Aujourd'hui, le chef du village du Club Med, Philippe, et son équipe nous réservent un accueil très dynamique. Phiphi s'investit beaucoup pour la médiatisation de notre projet auprès de la presse et des médias locaux. Un soir, en ouverture du spectacle tahitien, nous avons présenté les robes de la paix et expliqué notre tour du monde aux vacanciers du Club Med, devant la télévision et la presse locale.

Eric, responsable de la voile, n'oubliera pas le fameux tournage avec les robes de la paix dans le lagon à bord d'un catamaran Club Med…expédition périlleuse mais bien réussie ! Après avoir enchaîné plus de 12 étapes successives en trois mois, ces cinq jours dans ce club paradisiaque nous permettent de reprendre des forces pour la suite de notre périple. Chaque début d'après-midi, nous plongeons avec masque et tuba dans ce lagon translucide et très poissonneux. Nous pratiquons multiples activités sportives, telles que le catamaran, la planche à voile, le kayak… Et chaque soir, le spectacle est de grande qualité et digne de professionnels. Encore bravo à la chorégraphe Sharon, aux danseurs, à toute l'équipe des GO pour leur prestation.


Le 1er mars, Frank et Cybèle de Bora Bora nous proposent leu r maison pour nous dépanner deux nuits, avant notre départ pour l'île de Raiatea. Nous avons rencontré Cybèle lors de la soirée de présentation des robes de la paix au Club Med. Cybèle, journaliste, avait tourné des images ce soir-là pour réaliser un reportage sur notre tour du monde.

2. Découverte en catamaran des Iles Sous le Vent : Bora Bora, Raiatea et Tahaa

Frank et Cyb&e grave;le nous déposent au quai de Vaitape, et nous embarquons sur un cargo qui assure le ravitaillement des îles Sous le Vent. Nous voyageons pendant trois heures sur le Vaeanu (nom du cargo) avant d'atteindre l'île de Raiat ea.

Nous y rejoignons Christophe et Pierrot, qui nous prêtent un voilier afin de visiter les îles de Raiatea et Tahaa.

Ces îles sont peu touristiques. Raiatea, appelée île sacrée, est riche en forêt. Sa ville principale est Uturoa. Raiatea-Tahaa forment un ensemble de deux îles jumelles encerclées par un r&eac ute;cif barrière commun. L'île de Tahaa est très verdoyante. Le premier mouillage est près d'une ferme perlière de Tahaa. La perliculture est devenue la première industrie exportatrice de la Polynésie. Pour obtenir une perle, il est indispensable de greffer l'huître. Le greffeur introduit par une incision qu'il a pratiquée dans la gonade (glande reproductrice qui est une partie charnue de l'huître) une bille de nacre et un greffon formé d'un fragment d'épithélium sécréteur de nacre.

Les paysages avec ses dégradés de couleurs sont sublimes. Nous rentrons sur Bora Bora sur le catamaran de Pierrot qu'il convoie de Raiatea à Bora Bora pour les championnats du Monde de la pirogue (paragraphe 3).

De retour à Bora Bora, notre famille Frank et Cybèle, nous fait visiter des magnifiques points de vue sur le lagon. En 4X4, nous empruntons des chemins chaotiques. Sur les hauteurs dominant la pointe Patiua, on aperçoit deux canons, vestiges de l'occupation américaine de l'île l ors de la seconde guerre mondiale. Du Mont Pahia et aussi du Mont Popoti, nous sommes subjuguées par la beauté du lagon et des nombreux motu (îlots).

Nous faisons le tour de l'île en catamaran. A la Pointe de Matira, les plages de sable blanc sont somptueuses. Equipées d'un masque et d'un tuba, nous découvrons l'extraordinaire ballet multicolore des po issons exotiques. Dans un lagoonarium, à proximité du récif barrière de Bora Bora, nous avons l'occasion de fraterniser avec les requins. Peu farouches, nous observons et nageons avec des raies grises, des raies léopards, des tortues, des requins, des poissons chirurgiens, des demoiselles, des poissons-picasso... Que craindre de ce monde merveilleux quand vous ne l'effrayez point ?

3. Championnat du monde de vitesse de Va'a, Médias, Danses locales

Le dixième championnat du monde de vitesse de la pirogue a lieu cette année à Bora Bora du 9 au 15 mars. Ce sont des courses de Va'a, en individuel ou jusqu'à six personnes. La pirogue, souvent de taille considérable et d'une forme très sophistiqué e, était le moyen de transport utilisé pour voyager dans le Pacifique. Autrefois, en plus de leur équipage d'au moins vingt quatre hommes, de telles embarcations pouvaient emporter des provisions substantielles y compris le bétail et les légumes nécessaires à la colonisation d'une terre. La pirogue est le sport traditionnel en Polynésie. Quelle chance nous avons de vivre cet événement qui r&eacut e;unit toutes ces équipes du monde. Tahiti est l'équipe vainqueur.


Cette course de pirogue nous offre l'opportunité de rencontrer de nombreux journalistes. Plusieurs articles seront diffusés dans les journaux, dont un écrit par Hélène, journaliste à la Dépêche de Tahiti et un autre écrit par Matthieu, journaliste pour les Nouvelles de Tahiti. Au milieu de la semaine du championnat, TNTV (deuxième chaîne TV en Polynésie) nous propose un plateau TV sur la plage de Matira. La maquilleuse nous prépare, et cinq minutes avant le début du journal, c'est le déluge. Coupure de courant dans toute l'île. La course est arrêtée, le plateau TV est reporté à la semaine prochaine à Tahiti.< br>

Ce championnat du Monde de Va'a est l'occasion de présenter les danses locales. Le lundi soir, nous assistons à un spectacle de danse polynésienne sur la place de Vaitape en front de mer. La danse constitue un mode de communication chez les Polynésiens. Les costumes sont très beaux. Une des danses populaires en couple est le tamure. Dans le tam ure, le costume se compose de feuilles de palme et de moitiés de noix de coco polies. Le geste de chaque femme a une signification bien précise, parfois érotique. Le tane (homme) bat des cuisses à un rythme saccadé alors que la vahine (femme) roule des hanches au rythme endiablé des percussions du toere. L'aparima est une autre danse populaire. Elle est toute de grâce et de séduc tion. Les vahinés, habillées en paréos exécutent des gestes et des mimes de scènes de la vie courante. Les vêtements traditionnels ne sont conçus qu'à partir d'éléments végétaux et de coquillages. Autrefois les Polynésiens dansaient soit pour manifester leur joie, soit pour accueillir un visiteur, implorer leurs dieux, défier un ennemi, triomph er dans une compétition, accompagner les grandes assemblées solennelles des marae.

4. L'accueil d'une famille exceptionnelle, Franck et Cybèle

Au départ, il était prévu que nous séjournions seulement deux nuits chez Frank et Cybèle. Finalement, ce couple de Bora Bora nous a conquis par leur gentillesse et leur spontanéité. Nous restons alors deux semaines ! Franck, 32 ans, est kinésithérapeute à Vaitape (principal village de Bora Bora), Cybèle, 26 ans, reporter caméraman, a créé son entreprise audiovisuelle. Leur petite fille, Teaneï a 15 mois. Tous les trois ont embelli notre tour du monde. Cyb&egr ave;le réalise un reportage avec les robes de la paix sur un motu méconnu de tous les touristes. Elle est également l'auteur de l'article sur notre étape à Bora Bora, qui paraîtra dans Ouest France fin mai. D'autres projets naissent avec Cybèle. Nous partageons les mêmes passions pour la voile et pour la plongée. Nous rencontrons leurs amis polynésiens, dont Jean-Pierre et sa petite fille Hayline, Fafa une femme de 62 ans, qui vit seule sur son île déserte, Sam, qui a une entreprise de safari..etc.


Merci à eux pour les excursions en 4X4, pour la moto, pour le catamaran, pour leurs contacts, pour les soirées délires et inattendues, pour nous avoir mis dans le port toutes habillées à plusieurs reprises (Franck, notre vengeance t'attend en France ! ! !), pour les bons petits plats, pour les deux hamacs qu'ils nous ont offerts pour nos nuits à la belle étoile…tout simplement merci pour leur confiance. Le départ sur le quai de Vaitape est un des plus émouvants. Quelle tristesse de dire au revoir à Frank, Cybèle et Teanei, avec qui nous avons vécu de vrais moments de bonheur. La sonnerie du cargo résonne…Nous quittons la Perle du Pacifique avec des images de rêve et surtout le cadeau d'une amitié forte et sincère. Une nuit en mer et seize heures de traversée pour se rendre à Tahiti…De nouvelles et belles rencontres nous attendent, comme celle de la couturière Roti Make, avec qui nous avons rende z vous le lendemain.

 

 
Copyright © 2002 - Réalisation K. Allétru et H. Leroyer