SYNTHESE des CARNETS DE BORD (extraits) :
[
]
Nous avons choisi New York pour le lancement de notre tour du monde, parce
que New York est le lieu le plus symbolique par la présence des
Nations Unies. L'accueil qui nous a été réservé
par la Mission Française auprès des Nations Unies ne nous
fait pas regretter ce choix de première destination. Nous avons
l'honneur d'être accueillies par l'Ambassadeur de la France auprès
des Nations Unies, Monsieur Jean-David Levitte, et nombreux de ses collaborateurs.
[
] A la veille de la remise du Prix Nobel de la Paix à Kofi
Annan, nous rencontrons son épouse Madame Nane Annan, qui nous
confirme lors d'une cérémonie officiel le patronage et le
soutien des Nations Unies dans notre projet " Mode Sans Frontières
". Ces images ont d'ailleurs été diffusées sur
TF1 lors de l'élection Miss FRANCE, le 8 décembre 2001.
[
]
L'Alaska, tant d'images se bousculent dans nos têtes, les paysages
enneigés, les esquimaux, les animaux
Une destination lointaine
et inconnue qui nous apparaît alors réalité. Les premières
pluies qui nous accueillent laissent rapidement place à des tempêtes
de neige, qui couvrent la ville d'un épais manteau blanc.
[
] Manda Miller, couturière très réputée
dans la région, appartient à la tribu " Tlingit ".
Chez elle, nous découvrons ses créations. Elle nous fait
partager sa passion de la couture, nous explique les différentes
formes cousues sur les vêtements, portés lors des cérémonies
traditionnelles. Ensemble nous choisissons la robe qui représentera
l'Alaska lors du défilé de Mode Sans Frontières.
Manda est très émue, elle souhaite nous prêter la
robe qui a le plus de valeur à ses yeux, nommée " dance-shirt
", et portée lors des cérémonies et danses traditionnelles.
Sur cette robe rouge vermeil, accompagnée de son chapeau, chaque
membre de sa famille a apporté sa contribution. L'aigle, le loup,
le corbeau, les fleurs représentés sur la robe symbolisent
la paix et la relation de leur tribu avec les esprits.
[
] Elizabeth qui nous accueille est professeur de français.
A plusieurs reprises, nous intervenons lors de ses cours, présentons
les robes de la Paix, échangeons avec les lycéens sur notre
projet. [
] En route pour l'aventure avec Eric Speck, célèbre
alpiniste d'Alaska, qui a notamment grimpé le plus haut mont d'Alaska
The Mount McKinley (6195 mètres). Il nous invite à gravir,
accompagné de son inséparable chien, le Mont Verstovia,
la plus haute montagne de Sitka.
[
]
Au cur du désert, dans le Névada, est née Las
Vegas
" La ville où on ne dort jamais ", nous annonce
le steward à l'atterrissage. Las Vegas est devenue la ville du
jeu, du rêve, la ville des extravagances, des lumières. Sur
ce boulevard, surnommé le "Strip ", sont concentrés
les principaux hôtels-casinos de Las Vegas.
[
] Cette semaine à Las Vegas nous aura également permis
de découvrir des aspects plus méconnus de la ville. le si
célèbre et majestueux " Grand Canyon ", que nous
avons la chance de pouvoir observer en hélicoptère. Le temps
est splendide, et nous permet d'apprécier au mieux la beauté
de ce spectacle. A quelques heures de Las Vegas, le Grand Canyon représente
l'exemple d'érosion le plus spectaculaire au Monde.
[
] Nous rencontrons Peter Groove, l'un des plus grands designers
de Las Vegas. Il créé tout particulièrement les costumes
de scène, pour ses propres spectacles, ou pour d'autres metteurs
en scène. Peter Groove, s'engage à nous offrir une robe
pour notre spectacle. A notre rendez-vous, Peter Grove n'est pas tout
seul. Il vient accompagné d'une femme, son accent est américain,
mais elle parle très bien français. Il s'agit de la célèbre
chorégraphe du Crazy Horse, du Paradis Latin, du Moulin Rouge
Molley Molloy. Nous restons à présent en contact, elle nous
conseille sur la préparation de notre show, chorégraphie,
lumières, musiques
[
]
Avant toute chose, nous souhaitons vous offrir tous nos vux pour
cette nouvelle année, Qu'elle vous apporte bonheur, réussite,
et santé. Et encore MERCI à tous pour le soutien et la contribution
que vous apportez à Mode Sans Frontières.
[
] Nous sommes tout d'abord logées chez une famille de chrétiens
évangéliques. Dès le lendemain de notre arrivée,
les robes de la Paix sont portées par leurs enfants, Johanna huit
ans, et Dita onze ans. Le père de famille est pasteur. Avec sa
femme Sandy, leur rôle est d'aider les pauvres. Nous les accompagnons
dans leur tâche, Acynto doit porter à une mère en
difficultés des médicaments pour ses enfants. Elle vit seule
avec ses sept enfants sous quatre murs et un toit de taule, sans eau ni
électricité. Nous pensons particulièrement à
ces enfants, qui ne connaîtront jamais les bancs de l'école,
mais davantage les rues, l'obligation de mendier et de voler pour ramener
un peu d'argent au cocon familial. Sandy et Acynto qui nous accueillent
les premiers jours savent très bien que les résultats de
leur investissement demeurent faibles à côté de l'ampleur
de la misère. Néanmoins ils permettent à plusieurs
dizaines de familles de s'en sortir, ce qui est déjà un
succès. Ils organisent des cours élémentaires de
sciences et de langues pour ceux qui ne savent ni lire ni écrire.
Cent cinquante sont ainsi réunis tout au long de la semaine. Acynto
et Sandy aimeraient acheter plus de terrain, et mettre en place des cours
de couture pour les femmes. Ils nécessitent pour cela de matériel,
machines à coudre, tissus, fil, d'un enseignant, mais aussi de
personnes qui puissent s'occuper des enfants pendant que leurs mères
suivent les cours de couture.
[
]
Huit mille kilomètres nous séparent de la métropole,
nous sommes en plein mois de janvier, au cur de l'hiver, et pour
la première fois depuis notre Tour du Monde à nouveau sur
le sol français. Mais pourtant tant de différences de climat,
de paysages, de mode de vie nous séparent de l'hexagone [
]
Eric Dumont, navigateur du Vendée Globe, la Route du Rhum, Transat
Jacques Vabre, et parrain du projet nous a rejoint. Cet homme, qui connaît
bien les défis de Tour du Monde, touché par notre initiative
et notre détermination, nous transmet sa passion d'entreprendre,
et nous initie pendant une semaine à l'art de la navigation d'un
voilier.
[
] Nous nous rendons chez Paul Hervé Elisabeth, couturier
martiniquais. Il effectue également de nombreux défilés
à l'étranger. Sa robe de la Paix est déjà
prête. Elle symbolise l'exotisme, le tropical des Antilles et de
par sa couleur blanche et son tissage, des valeurs de paix. [
] Le
rédacteur en chef de la télévision RFO Martinique
nous invite sur le plateau du journal télévisé de
19 heures 30. RFO réalise donc un reportage en utilisant les images
que nous avons nous-mêmes filmées lors de nos étapes
précédentes. L'autre chaîne télévisée
en Martinique, ATV, réalise un reportage sur notre rencontre avec
le couturier Paul Hervé Elisabeth, diffusé au journal télévisé
de 19 heures 30. La rédaction de France Antilles publie différents
articles dans le quotidien France Antilles, puis dans le magazine hebdomadaire.
Par la suite, Radio Caraïbes International (RCI) réalise une
interview.
[
]
Cette année 2002, le carnaval durera un mois et demi, il s'agit
d'une période courte. Certaines années le carnaval peut
durer jusqu'à deux mois et demi, trois mois
Le lendemain
soir, nous allons à Polina Des milliers de femmes " Touloulous
" ont envahi la salle. Alors que les hommes ne sont pas déguisés,
les femmes se dissimulent sous de grandes robes colorées, masquées,
et gantées. Ce sont elles qui invitent leurs cavaliers à
danser. Ce concept est unique au monde et spécifique à la
Guyane. [
] Profonde, majestueuse, et secrète la forêt
amazonienne semble s'étendre à l'infini, sa superficie représente
d'ailleurs 90% du territoire. Dans la forêt près du carbet,
puis à bord du bateau, nous faisons un tournage avec les robes
de la paix.
[
] Couturière très renommée en Guyane et présidente
de l'Office du Tourisme pendant plusieurs années, Maryline Cesto-Brachet
créé chaque année des centaines de robes traditionnelles
et touloulous. Elle nous offre pour les prochains spectacles de Mode Sans
Frontières une robe blanche carnavalesque et une robe pourpre et
or qui symbolise des valeurs de liberté et d'indépendance
de la femme. [
] A des milliers de kilomètres, l'équipe
" Mode Sans Frontières " présente le 1er février,
à la Roche-sur-Yon, devant un public de presque mille personnes,
un défilé de Mode pour l'un des partenaires de notre projet.
A nouveau, depuis Cayenne, nous leur tirons un grand coup de chapeau.
[
]
Notre arrivée au Brésil fut mouvementée
Nous
apprenons que notre compagnie aérienne TransBrasil a fait faillite,
tous les vols des autres compagnies sont complets ou hors de prix. Nous
passons donc une nuit à Belem, puis une journée à
l'aéroport et trente-six heures dans un bus pour rejoindre Salvador
! [
] Après avoir découvert le carnaval aux Antilles,
en Guyane, nous arrivons au Brésil en pleine apothéose du
Carnaval. Nous n'imaginions pas une telle effervescence. A Rio De Janeiro,
le déroulement du Carnaval est grandiose... Pendant cinq jours,
quatorze écoles de samba, soit près de cinquante mille personnes,
défilent sous l'il averti d'un jury et devant un public d'
environ quatre-vingt mille spectateurs dans un immense stade. L'ambiance
y est extraordinaire.
[
] Grâce au soutien du Consulat de France à Rio, nous
avons rencontré les couturières de Coppa Roca. Il s'agit
de femmes couturières, qui recyclent des tissus pour créer
de nouveaux vêtements. Cette organisation de femmes nous a beaucoup
touchées, et s'intègre parfaitement dans notre projet. A
l'origine de cette initiative, une femme, Maria Teresa Romeiro Leal. Touchée
par la misère des familles vivant dans les quartiers les plus pauvres
de Rio, les favelas de Rocinha, elle décide en 1982 d'aider ces
femmes en créant une coopérative de couture. Chaque année
leur organisme s'agrandit. Elles obtiennent le soutien officiel du PNUD
(Programme des Nations Unies pour le Développement), qui leur permet
de mettre en place des cours de couture, elles obtiennent également
le soutien de la Banque du Brésil pour acheter les premières
machines. Au début, elles étaient cinq, aujourd'hui elles
sont soixante-quinze femmes. Le principe est simple. Chaque vendredi,
elles suivent des cours de couture au sein de l'atelier de Coppa Roca,
situé en plein cur des favelas. Elles travaillent ensuite
chez elles avec les machines et les tissus transmis par l'association.
Aujourd'hui Maria Terasa souhaite faire quelque chose pour la nouvelle
génération, les femmes de 16 à 21 ans. Pour cela,
elles ont besoin d'espaces de travail, de machines supplémentaires,
et de nouveaux professeurs. Afin de dynamiser toujours plus leur initiative,
elles organisent des défilés de mode où elles présentent
leurs collections. Elles ont ainsi pu rencontrer de nouveaux partenaires,
certaines de leurs confections se vendent aujourd'hui dans des magasins
au Brésil, mais aussi à l'étranger. Ensemble, pour
notre projet, les couturières de Coppa Roca se sont engagées
à créer une robe de la Paix qui s'intègrera dans
notre spectacle, et représentera le Brésil. Après
l'association au Mexique, Coppa Roca représente le deuxième
organisme que nous souhaitons aider au travers de notre projet.
[
]
La chance continue. Nous expliquons à Carlos notre projet et le
but de notre association " Mode Sans Frontières ". Il
se trouve - les coïncidences font bien les choses -- que Carlos est
un grand ami de Paula Zobeck. Grand nom de la Haute-Couture chilienne,
les créations de Paula ont déjà foulé la scène
de nombreux défilés au Chili et à l'international,
notamment à Paris. Le contact avec elle est excellent. Paula nous
explique tout son parcours, nous regardons les photos de ses dernières
collections, ses articles de presse
Dans sa boutique, elle nous
invite à essayer ses dernières robes de soirée. Finalement
notre entrevue avec la couturière durera plusieurs heures. Paula,
est très intéressée par notre projet, " un projet
de jeunes, associant des couturiers du monde entier, tournés vers
une même cause ! Je suis très flattée que vous me
demandiez de participer à votre aventure ! ". Paula créera
donc une robe de la Paix du Chili.
[
] Séjour bref à Santiago, mais fort intéressant.
Ensuite, nous faisons une escapade d'une journée et demie à
l'Ile de Pâques. Pratiquement à mi-chemin entre le Chili,
et la Polynésie, cette île du Pacifique est souvent considérée
comme le lieu habité le plus isolé au Monde. Nous y rencontrons
des familles locales.
[
]
Après avoir enchaîné plus de 12 étapes successives
en trois mois, nous sommes hébergées au Club Med de Bora
Bora, installé au cur de vastes cocoteraies et au bord d'un
lagon exceptionnel.. Notre arrivée sur l'île est magique.
Un clin d'il au Club Med, qui est un de nos principaux partenaires
et un des premiers à nous avoir soutenues financièrement.
Monsieur Philippe Bourguignon, PDG du Club Med, nous a aidées dès
le lancement du projet. Nous apprécions sa volonté à
encourager les jeunes à entreprendre. [
] Séparée
par l'immensité de la mer et du ciel, Bora Bora apparaît
d'en haut comme une minuscule émeraude dans un entourage de turquoise.
Les plages de sable blanc se succèdent et se fendent dans le lagon.
L'avion atterrit sur un îlot, ensuite nous prenons une navette maritime
pendant 15 minutes. De son ancien nom Vavau, Bora Bora, petite île
grande de seulement 38 km², fut découverte en 1722 par le
navigateur Roggeveen. Nous sommes toutes excitées à l'idée
de capter des images féeriques pour le spectacle
Le chef du village du Club Med, Philippe, et son équipe nous réservent
un accueil très dynamique. Phiphi s'investit beaucoup pour la médiatisation
de notre projet auprès de la presse et des médias locaux.
Un soir, en ouverture du spectacle tahitien, nous avons présenté
les robes de la paix et expliqué notre tour du monde aux vacanciers
du Club Med, devant la télévision et la presse locale. Nous
rencontrons la presse locale, et Cybèle, journaliste pour RFO.
Elle tourne des images pour le prochain journal télévisé,
et souhaiterait nous revoir pour réaliser un reportage sur notre
tour du monde. [
] Eric, responsable de la voile, n'oubliera pas
le fameux tournage avec les robes de la paix dans le lagon à bord
d'un catamaran Club Med
expédition périlleuse mais
bien réussie ! Ces cinq jours dans ce club paradisiaque nous permettent
aussi de reprendre des forces pour la suite de notre périple. Chaque
début d'après-midi, nous plongeons avec masque et tuba dans
ce lagon translucide et très poissonneux. Nous pratiquons multiples
activités sportives, telles que le catamaran, la planche à
voile, le kayak
Et chaque soir, le spectacle est de grande qualité
et digne de professionnels. Encore bravo à la chorégraphe
Sharon, aux danseurs, à toute l'équipe des GO pour leur
prestation.
[
] Le dixième championnat du monde de vitesse de la pirogue
a lieu cette année à Bora Bora du 9 au 15 mars. [
]
Cette course de pirogue nous offre l'opportunité de rencontrer
de nombreux journalistes. Plusieurs articles seront diffusés dans
les journaux, dont un écrit par Hélène, journaliste
à la Dépêche de Tahiti et un autre écrit par
Matthieu, journaliste pour les Nouvelles de Tahiti. Au milieu de la semaine
du championnat, TNTV (deuxième chaîne TV en Polynésie)
nous propose un plateau TV sur la plage de Matira. La maquilleuse nous
prépare, et cinq minutes avant le début du journal, c'est
le déluge. Coupure de courant dans toute l'île. La course
est arrêtée, le plateau TV est reporté à la
semaine prochaine à Tahiti.
[
]
Beaucoup de gens nous disent avoir été déçus
par Tahiti. Certes Papeete est simplement une ville comme beaucoup d'autres,
mais l'intérieur de l'île est une merveille : Tahiti-magie,
Tahiti-féérie, Tahiti-paradis. Si vous disposez d'un 4X4,
et si vous connaissez des locaux, vous ne pourrez que changer d'avis !
En route pour l'expédition à bord de 4x4 Land Rover. Notre
première expédition sera celle des " lavatubes ",
de profondes grottes creusées dans la lave volcanique. En extérieur
au milieu d'une végétation luxuriante, en intérieur
dans le noir profond des lavatubes, simplement éclairés
par nos lampes torches, nous descendons en rappel ces vasques, et glissons
le long des parois solidement accrochées à une corde.
[
] Au delà de la rencontre d'une couturière pour notre
projet, la rencontre de Roti Make deviendra aussi la rencontre d'une amie.
Cette femme de par son histoire, de par son dynamisme, de par ses valeurs,
est une femme hors du commun. Elle est couturière, artiste-peintre,
sculpteur. A ce titre, elle créé l'école des Arts
appliqués. Le but est de proposer des cours de couture, de joaillerie,
de sculpture, de peinture. En 1995, avec le soutien de la Maison Carven,
Roti met en place le prix Carven Polynésie. De nombreux jeunes
créateurs concourent pour ce prix. Nous rencontrons deux de ses
élèves Moeta Vahinemoea, de Huahine et Rereata Martin, de
Tahiti. L'une est créatrice de mode et lauréate du concours
Carven 2002, l'autre est créatrice de bijoux. Ensemble elles créeront
une robe et sa parure pour notre spectacle.. Grâce à Roti,
nous obtenons le soutien de la Maison Carven en France.
[
] Le projet avance à grands pas. Notre souci majeur est
le site internet, qui n'est pas attractif et qui n'est pas à la
dimension du projet. De plus, il n'y a pas de vols disponibles Papeete-Nouméa
avant deux semaines ! Nous choisissons alors de relever ce challenge :
celui de créer notre propre site internet. Deux semaines à
Tahiti à travailler presque nuit et jour sur la création
d'un nouveau site internet. Le jour de notre départ, le site modesansfrontieres.com
ou modesansfrontieres.org est presque prêt.
[
]
Nous arrivons dans la nuit à l'aéroport de Tantouta et avons
la chance de vivre l'atterrissage depuis la cabine des pilotes !
[
] Nous rencontrons Lyne Création, couturière de robes
traditionnelles, robes " missions ", paréos
, très
réputée sur l'île. Beaucoup de femmes, qu'elles soient
kanaks ou kaldochs portent ses robes. La robe typique calédonienne
est en effet appelée " robe mission ". Relativement ample,
très colorée, manches s'arrêtant à mi-bras,
ce type de robes se veut essentiellement pratique, et était originellement
portée par les femmes kanaks. Elle nous explique tout son travail,
de la conception des motifs jusqu'à la coloration et l'impression
des tissus, qu'elle achète à l'origine tous blancs. Nous
essayons de nombreuses robes. Elle nous offre une robe mission, et nous
prête deux robes pour l'émission télé de Martine
Naulet les jours suivants. De plus, elle s'engage à créer
une robe pour le défilé " Mode Sans Frontières
" qu'elle nous enverra en France avant la fin de l'année 2002.
[
] Nous sommes les invitées de l'émission quotidienne
" Calédonic ", diffusée en direct sur RFO. Lors
de cette émission, Martine Naulet invite des gens qui font preuve
d'initiatives originales en Nouvelle-Calédonie. Ils diffusent des
images des robes de la paix à l'île de Pâques et au
Club Med de Bora Bora, ou encore celles de notre rencontre avec la couturière
Lyne, celles des grands-mères qui nous accueillent...
[
] Nous partons sur l'îlot Nokanhui, à quelques miles
de la partie principale de l'île des Pins. A l'écart du monde,
dans un halo de lumière corallienne, nous accostons sur une baie
où la finesse et la blancheur du sable nous laissent rêveuses.
La beauté de cet îlot est presque irréel. En son noyau
se dressent de hauts palmiers. Son cur se prolonge d'un long banc
de sable fin. La couleur de l'eau qui l'entoure nous offre un magnifique
dégradé de bleus. Du turquoise cristallin au marine profond,
chaque mouvement de vague tente de marier les deux rives, et caresse délicatement
notre pas fasciné et envoûté.
[
]
Grâce à l'aide de l'Alliance Française, nous rencontrons
un informaticien Thierry, qui vit à Sydney et a créé
son entreprise de création de sites Internet. Notre site est prêt,
il ne nous reste plus qu'à effectuer la mise en ligne des pages
que nous avons créées. Avec lui, nous travaillons toute
la nuit pour réussir à mettre toutes les pages de notre
nouveau site en ligne .
[
] On quitte Sydney pour le centre de l'Australie. Nous arrivons
à Ayers Rock, en plein milieu du désert australien. Le paysage
d'Ayers Rock semble irréel et ressemble davantage à un décor
de dessin animé. Il s'agit de plaques terrestres qui se sont entrechoquées
il y a des millions d'années. Au coucher de soleil les couleurs
du ciel se mêlent à celles de la roche, le décor devient
magique. Nous ne serons pas non plus déçues par son lever
du soleil le lendemain matin à 5h30. Nous enchaînons sur
une randonnée au travers du Mont Olga, autre montagne rouge, où
nous portons les robes de la Paix. Le tournage des robes en plein désert
reste mémorable. [
] Un tour du monde est fait d'imprévus
et parfois de mauvaises surprises. Le zoom de notre caméra est
cassé ! Or notre caméra est notre principal outil de travail.
Nous espérons pouvoir la réparer rapidement à Alice
Springs. Le technicien vidéo d'Alice Springs nous donne de faux
espoirs. Il prétend pouvoir la réparer cet après-midi.
Lorsque nous venons la récupérer, il nous apprend que cela
sera plus compliqué, il lui faut commander la pièce
Malheureusement nous devons partir, notre avion nous attend dans moins
de deux heures pour l'Indonésie. Espérons que nous trouverons
où pouvoir rapidement et convenablement la réparer là-bas.
[
]
La famille Ana Sari qui nous reçoit à Ubud, Nyoman, Made
et leurs deux enfants Doni et Made, font tout pour nous faire découvrir
au mieux la culture hindou. Bali est d'ailleurs la seule île hindou
en Indonésie, toutes les autres sont de culte musulman. Nous avons
eu beaucoup de chance d'être à Bali juste pendant la période
du Kuningam Day, célébration annuelle très attendue
par tous ses habitants, pour honorer les dieux et les ancêtres.
Ce matin, c'est le grand jour
Made nous prête un " sarong
", une ceinture appelée " sash ", un corset, et
un petit gilet en dentelle. A présent vêtues de la tenue
traditionnelle complète, nous pouvons pénétrer dans
le temple, et les accompagner pendant la grande cérémonie.
Nous étions bien sûr les deux seules européennes parmi
cette assemblée ! Les femmes sont assises sur leurs genoux et les
hommes en tailleur. Toutes les femmes portent des offrandes, des corbeilles
de fruits sur la tête. La cérémonie au temple commence.
Nous suivons leurs pratiques. Sur les genoux, avec un bâton d'encens
devant nous, nous commençons à prier. Nous prenons un bout
de pétale de fleur, levons les mains jointes vers le ciel, prions
pour le dieu, puis mettons ce bout de fleur sur l'oreille ou dans les
cheveux ou sur la tête
La femme du prêtre arrive ensuite
avec de l'eau. Elle nous verse de l'eau sur la tête, puis elle verse
à trois reprises de l'eau dans nos mains que nous buvons. L'eau
a un fort goût de terre ! La quatrième fois, cette eau sert
à mouiller notre front et nos tempes avant d'y coller des grains
de riz que la femme du prêtre nous donne. Les grains de riz restants
doivent être jetés sur les cheveux, ou collés dans
le bas du cou. Ceci prend du temps car elle le fait toutes les quatre
personnes environ. Nous allons dans deux temples, celui de leur communauté,
le " Pura Desa " réservé aux cérémonies
officielles, puis dans celui de la famille " Pura Puseh " et
" Pura Dalem " consacrés au culte des ancêtres
et au culte des morts.
[
]
Nous rencontrons Monsieur Awi Julianto de la télévision
MTV. Il souhaiterait organiser un reportage lors de la présentation
de nos spectacles en 2003 et nous transmet les coordonnées de couturiers
asiatiques et d'organisateurs de défilés de mode sur Singapour.
Nous rencontrons ainsi David Lim, Président du Festival International
de la Mode à Singapour. Nous avons beaucoup de chance de pouvoir
le rencontrer cette semaine.. Il est très souvent en déplacement,
et se rend d'ailleurs la semaine prochaine à Paris pour rencontrer
des couturiers français, notamment Jean-Paul Gaultier, pour qui
il est le directeur artistique en Asie.
[
] En tant que partenaire de notre projet, le Club Med, après
nous avoir accueillies à Bora Bora, nous attend à présent
à Ria Bintan, petite île indonésienne toute proche
de Singapour. Un Ferry nous y conduit. A notre arrivée, le chef
du village, Aziz, Christophe le gestionnaire et responsable des finances
du village et toute l'équipe du Club nous réservent un accueil
exemplaire. Outre les plaisirs du sport, le repos et les nombreuses activités
que proposent le Club, cette semaine sera pour nous l'occasion de travailler
notre projet. Lors d'un spectacle, portant les robes de la Paix, nous
présentons en entrée notre projet. Quelle joie d'entendre
l'explication du projet traduite en quatre langues. Nous tenons à
féliciter Mégane, la chorégraphe et tous les GO pour
la qualité et la variété de leurs prestations. Danses,
sketches, cirque, chansons, jeux de couleurs et de lumières
Chaque soir, un nouveau décor, un nouveau thème, et une
équipe toujours si enthousiaste et talentueuse. Aziz doit partir
quelques jours en France pour la grande réunion annuelle de tous
les chefs de village avec leur président Philippe Bourguignon.
Ria Bintan est très réputé pour son golf, le plus
grand d'Asie. Comme sur chaque destination dans un lieu représentatif
du pays, nous y effectuons un tournage des robes de la Paix. Ce golf est
très impressionnant, plus de quarante trous. Aujourd'hui est un
jour exceptionnel, des éléphants et un groupe de danseurs
et de musiciens indonésiens accueillent les nouveaux arrivants
au Club. Nous en profitons pour porter et filmer les robes de la paix
à dos d'éléphants. Ouh, c'est plus facile à
dire qu'à réaliser ! Les robes ne permettent pas d'obtenir
une position très stable !
Au Club, nous retrouverons notre bonheur de communiquer avec la mer. Nous
retrouvons notamment le plaisir du catamaran. Même si lors d'un
après-midi très venteux, le bateau se renverse à
deux reprises, cela n'enlève rien à notre joie, nos rires,
et notre envie de repartir de plus belle. Cette semaine sera marquée
aussi par un tout autre genre de sport, comme l'initiation au trapèze.
De si haut
c'est impressionnant, mais une fois lancée, nous
pensons déjà à recommencer ! Lors des spectacles,
les GO nous présentent des numéros de trapèze de
très grande qualité. Enfin, nous sommes étonnées
de la diversité des nationalités parmi les G.O. du Club
de Ria Bintan. Ils viennent d'Australie, Nouvelle Zélande, Indonésie,
Japon, Yougoslavie
[
]
La Malaisie nous aura révélé ses contrastes, entre
une capitale très moderne à l'image de ses deux immenses
tours jumelles en plein centre de la ville et sa jungle à quelques
centaines kilomètres, le Tenam Negara. Une toute autre atmosphère,
et des souvenirs inoubliables
[
] Sur le chemin de notre retour,
nous faisons une rencontre étonnante et incongrue. Nous croisons
trois tourdumondistes français, Thomas, Olivier et Lionel, qui
comme nous ont monté un projet de Tour du Monde après leurs
études. En Ecole de commerce à l'EM Lyon, ils ont monté
un projet axé sur l'environnement (cf site www.ecotour-online.com).
Nous faisons alors un bout de chemin ensemble dans les îles du Sud
de la Thaïlande. Naissent ensemble des projets de " Soirée
Tour du Monde ", conférences associant nos deux initiatives.
[
] A Koh Tao, nous sommes marquées par la rencontre de voyageurs
du monde entier et partageons nos multiples expériences de tours
du Monde. L'histoire de Jean-Philippe, le responsable du centre de plongée,
est touchante : Nous repartons de Koh Tao chargées d'une mission,
retrouver cinq personnes qu'il n'a pas vues depuis plus de dix ans au
Maroc et au Mali. Ces personnes ont fondé des associations humanitaires
en Afrique qui pourraient s'intégrer dans notre projet
[
] Une toute autre péripétie survient
Hélène
doit séjourner presque deux semaines à l'hôpital.
Après un premier diagnostic de déshydratation, les résultats
sanguins et symptômes révèlent une maladie proche
de celle du paludisme, puisque due à un moustique, mais à
la différence de cette dernière, aucun vaccin ou traitement
permet de s'en protéger, et elle n'engendre pas de risque de crises
par la suite. Il s'agit de la dengue. Ces longues journées passées
à l'hôpital, sous-perfusion, très affaiblie, nous
ont fait quelques frayeurs. Mais, finalement, nous pouvons nous considérer
comme chanceuses. Nous perdons simplement un peu de temps dans notre parcours,
c'est un moindre mal !
[
]
Depuis le mont de Victoria Peak nous pouvons admirer une vue panoramique
très impressionnante de tout Hong Kong. Dans cette parade nocturne
de lumières et de gratte-ciels, l'un d'eux se distingue particulièrement
de ce spectacle par sa vision kaléidoscopique de couleurs qui vire
successivement du bleu au rouge, jaune, vert
De nuit, comme de jour,
Hong Kong semble une ville en mouvement perpétuel. Dans les rues
commerçantes et les quartiers d'affaires la foule grouille... Les
femmes profitent de la période des soldes, jusqu'à 90% de
remises ! Nous rencontrons même des français venus spécialement
à Hong Kong uniquement pour faire les soldes. [
] Hong Kong
est également l'île du travail, le travail sans compter.
Voon et Simon, tous deux financiers, nous expliquent qu'ils n'ont en effet
que 17 jours de congés par an, et leur intense rythme de travail
est bien loin de nos 35 heures ! [
] Cette île révèle
aussi des paysages très montagneux, des plages qu'affectionnent
particulièrement ses habitants pendant leurs quelques jours de
repos. Notre famille d'Hong Kong nous fait apprécier cette ville,
son ambiance et
sa cuisine ! Nous succombons aux saveurs et à
la variété des plats asiatiques.
[
] Grâce à l'aide et le soutien du Consulat de France,
nous rentrons en contact avec l'organisme qui regroupe les trente meilleurs
créateurs de Hong Kong. Ces derniers nous mettent alors en relation
avec Benny Yeung, un de leurs couturiers qui est particulièrement
touchés par les initiatives en faveur de causes caritatives. A
ce titre, il a déjà participé ou organisé
lui-même des défilés de mode pour soutenir de nombreuses
actions. Nous parcourons son impressionnante revue de presse. Soutenir
des personnes défavorisées grâce à l'apprentissage
de la couture sera pour lui une première. Il nous fait déjà
part de sa conception de la robe de la Paix pour Mode Sans Frontières,
mêlant le style chinois et la culture orientale.
[
]
Un hollandais rotarien nous héberge pour notre première
nuit en Chine. Nous rejoignons ensuite une famille chinoise, fière
de leur ville et de leur culture. Nous découvrons une Chine à
deux vitesses, partagée entre la pleine expansion de ses villes
côtières et la Chine des campagnes. Nous sommes souvent confrontées
au problème de la langue. Les chinois connaissent certes de nombreux
dialectes, mais rarement l'anglais !
[
] Le hasard d'une lecture nous met en relation avec une jeune femme
couturière, talentueuse et pleine d'énergie, Ao Jiang. Non
seulement notre projet l'enthousiasme de par les valeurs qu'il véhicule,
mais aussi s'associer sur une même scène de défilé
avec tant de créateurs de différentes nationalités,
c'est pour elle un rêve qui se réalise. Grâce à
notre première famille d'accueil, Shanghaï nous permettra
également de nous mettre en contact avec un couturier hollandais,
très réputé en Hollande.
[
]
Le Consulat de France nous met en contact avec l'organisation qui réunit
les quarante-six couturiers japonais, qui elle même nous a mis en
relation avec la maison de Haute-Couture d'Issey Miyake. Notre projet
les intéresse, mais le temps est malheureusement trop court pour
qu'Issey Miyake et son designer puissent envisager un rendez-vous avant
notre départ. Nous restons en contact par mail.
[
] Nous avons la chance d'être présentes au Japon juste
le jour de la finale de la Coupe du Monde Brésil - Allemagne à
Yokoama. Après le match, nous rejoignons l'équipe de TF1.
Nous vivons avec eux une soirée des plus inoubliables. Pierre Peyronet
se dit impressionné et admiratif devant notre projet. Son caméraman
Stéphane Deperrois se propose de nous rejoindre sur une étape.
Michel Temman, journaliste et correspondant Ouest France au Japon et en
Asie, nous accueille à Tokyo. Cet homme nous captive de par ses
reportages, notamment au Timor Oriental pendant la guerre d'indépendance
il y a quelques années. Il appartient à Reporters Sans Frontières.
[
]
Nous avons connu la Thaïlande du Sud, ses îles prisées
pour ses fonds sous-marins et ses plages paradisiaques, nous découvrons
à présent sa partie nord. Il nous semble visiter un tout
autre pays. La chaleur étouffante de sa capitale est impressionnante.
Certains chauffeurs de taxi portent d'ailleurs un tissus sur le nez et
le visage pour se protéger de la pollution. Nous parcourons la
ville en bateau, visitons ses impressionnants temples et son Big Buddha,
puis rejoignons le Nord pour un trek de quelques jours dans la jungle
de Chang Maï
[
] Nous sommes en contact avec une créatrice très
connue en Thaïlande, " Mettah ". Elle s'est malheureusement
absentée de Bangkok cette semaine et ne sera de retour que lundi
soir. Nous ne pouvons pas risquer de décaler notre avion, tout
est complet pour les trois jours qui suivent. Néanmoins, nous pouvons
rencontrer son cousin, et nous restons en contact avec la couturière
par téléphone puis par mail. La robe de la Paix sera envoyée
en France d'ici la fin de l'année 2002.
[
]
Nous partons à pied de Pokhara et nous lançons pour un trek
d'une semaine au cur des chaîne de l'Himalaya. Certes, les
conditions climatiques ne nous ont pas beaucoup accompagnées. Nous
vivons la pleine saison des moussons. Nous devons donc reporter notre
rêve d'admirer les chaînes de montagnes de l'Himalaya à
une autre fois ! Néanmoins les paysages que nous avons déjà
pu admirer sont superbes. Les inondations sont ici une véritable
catastrophe, elles ont provoqué plusieurs morts. Katmandu et de
nombreux villages népalais sont sous les eaux. Nous sommes ensuite
bloquées à Pokhara. La route qui mène a Katmandou
a connu des éboulements qui empêche toute circulation. C'est
impressionnant. [
] Depuis l'attentat de la famille royale et les
meurtres occasionnés par les maoïstes, tout est éteint
après 22 heures en raison du couvre-feu.
[
] A notre retour sur Katmandou, nous rencontrons une jeune association
humanitaire Swogun Nepal. Leur but est de développer les villages
les plus pauvres du Népal. Plusieurs types de programmes sont mis
en place. Pour le moment une grosse partie est consacrée à
la mise en place de l'électricité dans les maisons grâce
à l'énergie solaire. Ils donnent également des cours
de couture et des machines à coudre à des groupes de femmes.
Chaque formation dure six mois. Les femmes peuvent ensuite créer
elles-mêmes des vêtements pour leurs familles et vendre si
elles le souhaitent. Leur prochain programme de formation pour lequel
ils ont réussi à réunir les budgets débutera
en septembre prochain. Pour ces programmes, l'association réussit
à rassembler les financements grâce à l'accueil des
volontaires étrangers. D'Australie, d'Hollande, nous l'espérons
bientôt de France
ces volontaires aident l'association et
sont accueillis par des familles népalaises.
[
] Ensuite, nous avons rencontre deux jeunes designers népalaises
qui travaillent ensemble depuis deux ans et ont crée leur boutique
et leur marque Rage Fashion à Katmandou. Tout simplement séduites
par leur site Internet, nous avons souhaiter les rencontrer. Le contact
est très vite bien passé. Elles présentent de temps
en temps leur collections lors de défiles au Népal, mais
à l'étranger, ce sera pour elles la première fois.
[
]
Enregistrement des bagages, nous montons dans l'avion, mais très
vite, on nous annonce que l'un des tests au décollage a échoué,
cela entraînera du retard. Le second test échoue à
nouveau. Après plus de trois heures d'attente dans l'avion, on
nous annonce finalement que les réparations seront plus longues,
l'avion ne pourra pas décoller ce soir. Nous passerons la nuit
à l'hôtel de l'aéroport et ne décollons que
le lendemain matin.
31 août
Ce soir à minuit, Karen aura 24 ans. Hélène
avec l'aide des locaux qui nous accueille organise une fête pour
son anniversaire. Karen ne se doute de rien. A partir de 20h, tout s'enchaîne.
Habillées de sarees de cérémonie, les surprises se
suivent, dîner, groupe de musiciens, cracheurs de feu
viennent
spécialement pour Karen, feu d'artifice, danses locales
Nous
passons une soirée d'anniversaire mémorable.
[
] Shanika est couturière de passion et travaille parallèlement
pour Sri Lanka Airlines. Elle nous invite chez elle, nous montre ses créations.
Nous tombons sous le charme de ses sarees. Notre projet l'enthousiasme,
elle est prête à créer deux sarees pour notre spectacle,
un pour femme, un second pour homme. Une amie actuellement au Népal
se chargera ensuite de les rapporter en France prochainement.
[
]
Nous arrivons dans la nuit au Club Med des Maldives. L'arrivée
sur l'île du club med est grandiose. Il n'y a que notre hôtel
sur l'île. les Maldives contiennent 1192 îles. Patricia, la
responsable de la réception, nous accueille. Le lendemain, nous
rencontrons Ryan le chef du village. On lui apporte la vidéo que
nous avions prise au club med de Singapour. Greg, chef des sports au Club
Med de Singapour, lui avait notamment laissé un message. Ryan va
nous aider à trouver un couturier aux Maldives. Il nous met en
relation avec Asiyath Shimla. Tout s'organise très vite. Nous rencontrons
la couturière, nous visionnons ensemble le croquis de la robe de
la Paix. La presse est là et publie un article dès le lendemain.
Asiyath souhaite se lancer dans la réalisation de son modèle
dès maintenant. Le pari est tenu, le jour de notre départ
à l'aéroport, Asiyath Shimla est là, et nous offre
sa robe. Superbe robe, association les symboliques de paix et de tradition
du Sri Lanka.
[
] Au Club Med, nous aurons l'occasion de participer à un
spectacle. En ouverture du cabaret, nous présentons les deux premières
robes de la Paix qui nous suivent pendant ce Tour du Monde et présentons
notre projet.
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